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vendredi 12 avril 2013

Wittgenstein. Sous la direction de Claude Romano (avec Bouveresse, Rosat, etc.)

Wittgenstein
Sous la direction de Claude Romano
Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie
Cerf
2013

Présentation de l'éditeur
Philosophe génial et inclassable, Wittgenstein continue aujourd’hui encore à fasciner et, malgré la quantité considérable d’études qui lui ont été consacrées depuis un demi-siècle, son œuvre et sa pensée conservent une part irréductible de mystère. Celui qui désirait rester dans l’histoire comme l’homme « qui a brûlé la bibliothèque d’Alexandrie » — c’est-à-dire qui a mis un terme à la « grande philosophie occidentale » —, comme il le confiera un jour dans un manuscrit, est d’abord un penseur acharné remettant sur le métier, jour après jour, avec une obstination confinant à l’obsession, les mêmes problèmes. Un philosophe sans concessions, refusant toute facilité et exerçant sur lui-même son impitoyable esprit critique. 
Ce volume s’efforce de rendre compte des différentes facettes de son œuvre en rassemblant des études rédigées à l’origine en différentes langues — pour les unes déjà classiques, pour les autres inédites —, et en laissant la place aux controverses exégétiques qui ont émaillé sa réception, à commencer par celle intervenue ces vingt dernières années entre les tenants du « New Wittgenstein » et les partisans de la lecture orthodoxe. Les contributeurs montrent l’actualité de Wittgenstein pour la philosophie en général, bien au-delà du cercle de ses disciples et par-delà le clivage, peu pertinent pour appréhender sa pensée, entre philosophie continentale et philosophie analytique. 
Collaborations : Jacques Bouveresse - Christiane Chauviré - Vincent Descombes - Cora Diamond - Juliet Floyd - Peter Michael Stephan Hacker - Wolfgang Kienzler - Élise Marrou - Danièle Moyal-Sharrock - Jean-Philippe Narboux - Denis Perrin - Claude Romano - Jean-Jacques Rosat 


dimanche 17 mars 2013

Sophie Djigo, La raison vivante : Robert Musil et la vérité romanesque, Préface de Jacques Bouveresse

Sophie Djigo
La raison vivante
Robert Musil et la vérité romanesque
Préface de Jacques Bouveresse 
L'improviste
2013

Présentation de l'éditeur
La Raison vivante Robert Musil et la vérité romanesque La raison est-elle incapable de nous faire agir ? Lui faut-il nécessairement le secours de quelque désir ou passion afin de nous émouvoir, et en dernière instance, de nous mouvoir ? C'est ce reproche bien connu, qui discrédite les pouvoirs de la raison sous prétexte de son inertie, que ce livre entreprend de discuter et de contester. Aux antipodes de la vision caricaturale d'une rationalité aride et abstraite, privée d'efficacité pratique, l'auteure puise dans la pensée et les oeuvres de Robert Musil, les éléments d'une raison vivante et expressive, qui s'adresse à l'intellect autant qu'à la volonté. Les pensées qui proviennent de la raison ne sont pas mortes et nous n'y sommes pas insensibles ; ce sont des pensées vivantes, qui nous « parlent » et nous sollicitent. En examinant les pouvoirs expressifs de la raison, ce livre aborde les questions de la nature de la rationalité pratique, du pouvoir des idées morales et de la possibilité d'une connaissance littéraire.  
Sophie Djigo est agrégée et docteur en philosophie Ses travaux portent sur la rationalité pratique, l'éthique littéraire et la philosophie morale.

samedi 9 mars 2013

Jaques Bouveresse, Why I am so very unFrench, and other essays

Jaques Bouveresse
Why I am so very unFrench, and other essays
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »
2013

Présentation de l'éditeur
For those like myself, who found the politico-philosophical terrorism beginning its reign at the beginning of the 1960s intolerable, analytic philosophy in contrast could not but offer the comforting image of what a democratic philosophical community should be: civilized and tolerant, where all citizens equally must offer arguments and be willing to listen to and discuss possible objections. This sort of community was the last thing we could hope to ask for in the philosophical milieu of that time. It goes without saying that our conception of analytic philosophy then owed much to idealization and naivety. But I’m still convinced today that for someone who holds democracy to be of the highest importance (even more important than philosophy itself), the scientific community and its methods should continue to offer an example from which philosophy might draw inspiration. It is an example, in any case, that philosophy should not allow itself to ignore, as happens most of the time in France.
While reading very closely Paul Valéry, Rudolf Carnap and Nietzsche as well as Richard Rorty, Bernard Williams and Michael Dummett, Jacques Bouveresse opens up his own way through philosophy. As an ironical rationalist, whose eye has been educated by a longstanding familiarity with Robert Musil’s and Ludwig Wittgenstein’s works, he is certainly not a so-called “French philosopher”, but neither exactly an analytic one. The five essays collected here have been written between 1982 and 2006.

  • Jacques Bouveresse
    Professeur honoraire au Collège de France, chaire de Philosophie du langage et de la connaissance

vendredi 8 mars 2013

Colloque: La reconstruction de la raison. Dialogues avec Jacques Bouveresse. Collège de France, Paris – 27, 28 et 29 mai 2013

 
 
Chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance
Professeur Claudine Tiercelin
Colloque La reconstruction de la raison

Dialogues avec Jacques Bouveresse

Collège de France, Paris – 27, 28 et 29 mai 2013

*

Lundi 27 mai

9 H/9 H 15
Claudine Tiercelin (Collège de France)
Ouverture
9 H 15/10 H 15
Pierre Wagner (Université Paris1– Panthéon – Sorbonne)
Tolérance et rationalité
10 H 30/11 H 30
François Clementz (Aix – Marseille Université)
Métaphysique du rationalisme, rationalité de la métaphysique
11 H 30/12 H 30
Catrin Misselhorn (Universität Stuttgart)
Romanticism Naturalized. From the Paradoxes of Self-reference to the Non-Ratioid Domain

*

14 H/15 H
Christian Bonnet (Université Paris1 – Panthéon – Sorbonne)
Lichtenberg ou les Lumières inquiètes
15 H/16 H
Kevin Mulligan (Université de Genève)
De la sottise, du pharisaïsme et de l’intérêt
16 H 15/17 H 15
Jacques Bouveresse (Collège de France)
Le désir, la vérité et la connaissance : la volonté de savoir et la volonté de vérité chez Foucault
17 H 15/18 H
Discussion générale

Mardi 28 mai

9 H/10 H
Pascal Engel (EHESS)
La diversité du domaine des raisons
10 H 15/11 H 15
Stéphane Chauvier (Université Paris – Sorbonne)
Un décisionnisme épistémologique est-il possible ?
11 H 15/12 H 15
Jean-Marie Chevalier (Collège de France)
Y a-t-il un rationalisme à la française ? Vuillemin, Granger, Bouveresse

*

14 H/15 H
Roger Pouivet (Université de Lorraine)
L’irrationalisation de la religion
15 H/16 H
Aude Bandini (Université de Montréal/ Université du Québec à Montréal)
De quoi l’acratique épistémique est-il coupable ?
16 H 15/17 H 15
Manfred Frank (Universität Tübingen)
Politische Aspekte des neufranzösischen Denkens
17 H 15/18 H
Discussion générale

Mercredi 29 mai

9 H/10 H
Louis Pinto (CNRS, EHESS)
Le sociologue, la raison et l’histoire
10 H 15/11 H 15
Benoit Gaultier (Collège de France)
Le champ scientifique, le progrès de la connaissance et l’exercice de la philosophie
11 H 15/12 H 15
Sophie Djigo (CURAPP, Amiens)
« Rationaliser l'action » : du sujet empirique à l’agent rationnel

*

14 H/15 H
Jean-Jacques Rosat (Collège de France)
User de sa raison en philosophie
15 H/16 H
Jean-Matthias Fleury (Lycée Gérard-de-Nerval, Noisiel)
Souveraineté de la raison
16 H 15 – 17 H 15
Claudine Tiercelin (Collège de France)
Raison et sensibilité
17 H 15/18 H
Discussion générale. – Clôture

(Merci à Jean-Jacques Rosat pour l'info) 

lundi 25 février 2013

en ligne: Jacques Bouveresse, Etudes de philosophie du langage

Jacques Bouveresse 
Etudes de philosophie du langage
collection Langage et connaissance
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »  
2013
 
Il est tout à fait possible que les attaques auxquelles a été soumise, de divers côtés, la notion traditionnelle de signification, et l’apparition de toute une série de doctrines ou de tendances que l’on pourrait regrouper sous la dénomination générale commode de « scepticisme sémantique » apparaissent, après coup, comme ayant constitué l’un des événements majeurs, pour ne pas dire l’événement majeur, de la philosophie de la deuxième moitié du vingtième siècle. Par « scepticisme sémantique », j’entends ici une attitude qui peut aller de la simple contestation de la possibilité de soumettre une notion comme celle de « signification » à un traitement théorique approprié à la négation pure et simple de l’existence de faits sémantiques qu’il pourrait être question d’expliquer à l’aide d’une théorie quelconque.
Par ailleurs, il n’est que trop juste de remarquer que la période récente s’est également distinguée, en contrepartie, par des formes non moins typiques de confiance exagérée dans les possibilités que la théorie de la signification offre aujourd’hui à la philosophie – la plus remarquable d’entre elles étant représentée par l’idée, dont Michael Dummett aura été le défenseur le plus convaincu et le plus talentueux, que la théorie de la signification pourrait avoir accédé depuis Frege au statut de nouveau paradigme de la philosophie première.

mercredi 13 février 2013

Réimpression: Jacques Bouveresse, Robert Musil L’homme probable, le hasard, la moyenne et l’escargot de l'histoire

Jacques Bouveresse
Robert Musil
L’homme probable, le hasard, 

la moyenne et l’escargot de l'histoire
Troisième édition
éditions de l’éclat
2013

Présentation de l'éditeur
Robert Musil (1880-1942) a fait, sur le calcul des probabilités et les applications à la fois prometteuses et hasardeuses que l'on était tenté depuis longtemps d'en faire à l'étude des phénomènes moraux, sociaux et politiques, des lectures détaillées et approfondies dont on trouve des traces nombreuses et importantes dans L'Homme sans qualités. Le triomphe du mode de pensée statistique et l'avènement de ce qu'on pourrait appeler «l'homme statistique», qui tendent à rendre les individus, les idées et les événements presque complètement interchangeables et à peu près indifférents pour ce qui est du résultat global que l'on peut escompter, constituent un aspect essentiel de la difficulté qu'éprouve l'homme d'aujourd'hui à se percevoir encore comme une personne privée et de la crise que traverse l'individualisme de type traditionnel, dont Musil pense que la phase héroïque est en train de s'achever.
Il n'est pas exagéré de dire que le possible et le probable constituent les deux notions centrales autour desquelles Musil a ordonné sa philosophie du devenir de l'humanité et sa conception de l'histoire. La tâche de l'écrivain et de l'artiste, tels qu'il les conçoit, est de faire surgir de nouvelles possibilités; mais ils doivent savoir en même temps que ce qui se réalise est finalement toujours le plus probable, ce qui explique l'impression que donne l'histoire de se répéter toujours de la même façon et de suivre un chemin qui ne mène à aucune destination et ne correspond à aucun progrès qui nous en rapproche de façon perceptible. Puisque l'histoire humaine n'est pas, selon Musil, celle du génie, mais celle de l'homme moyen, la question qui se pose à l'écrivain est de savoir comment il peut espérer se faire comprendre de la moyenne et transformer la fatalité apparente que représentent le retour inévitable du système qu'il s'efforce de transformer à un état moyen et le rétablissement assuré du règne de la moyenne en une chance authentique pour l'humanité.