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mardi 17 avril 2012

en ligne: Jacques Bouveresse, Dans le labyrinthe: nécessité, contingence et liberté chez Leibniz + videos des cours


Jacques Bouveresse 
Dans le labyrinthe: nécessité, contingence et liberté chez Leibniz 
Cours 2009 et 2010 
Éditeur scientifique Jean-Matthias Fleury
Collection : Langage et connaissance
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »
2012

Présentation de l'éditeur
C’est Leibniz lui-même qui a parlé de « labyrinthes à erreurs » à propos de deux problèmes philosophiques centraux : celui du continu et celui de la liberté. Du premier, on peut dire en suivant Vuillemin que, depuis la formulation des paradoxes de Zénon, il a dominé l’histoire de la philosophie théorique ; du second, qu’à travers une autre aporie, celle de Diodore, il a dominé l’histoire de la philosophie pratique. L’objet de ce cours des années 2009 et 2010 se situe d’une certaine façon directement dans la suite de celui du cours des deux années précédentes,  consacré à une tentative de réponse à la question « Qu’est-ce qu’un système philosophique ? ». Le but est d’examiner dans le détail le genre de réponse que le système de Leibniz essaie d’apporter à l’aporie de Diodore et, plus précisément, la façon dont il s’efforce de défendre et de protéger la liberté contre la menace du nécessitarisme, en particulier du nécessitarisme spinoziste.

jeudi 12 avril 2012

Agone 48, La philosophie malgré eux

Agone 48
La philosophie malgré eux
Coordination Jean-Jacques Rosat
Agone
2012

Orienter ses efforts contre tout ce qu’il peut y avoir de prestigieux et d’ensorcelant dans certaines productions de l’intellect. S’appliquer avec une sorte de génie de la destruction à combattre toute espèce d’enthousiasme théorique et spéculatif. Parce que l’entendement humain est en quelque sorte perpétuellement malade de ses propres succès, il ne connaît le plus souvent que pour méconnaître, il ne produit guère de lumières qui ne finissent par le rendre quelque peu aveugle ni de solutions qui ne constituent en même temps des problèmes…
SOMMAIRE
Éditorial, Jean-Jacques Rosat
Bouveresse dans le rationalisme français, Claudine Tiercelin
Après avoir dégagé quelques incarnations du rationalisme dont Bouveresse se démarque, j’indique quelques aspects qui ancrent son œuvre dans la tradition de l’Aufklärung (mais en la renouvelant), avant d’insister sur ce qui me semble plus distinctif de ce rationalisme dans lequel parviennent miraculeusement à cohabiter des sources philosophiques, littéraires et scientifiques : Cournot, Vuillemin, Carnap, Peirce, Wittgenstein, Russell, Frege, Sellars, Bolzano, Boltzmann ou Helmholtz, mais aussi Descartes, Kant, Schopenhauer, Fichte, Husserl, Cavaillès, Canguilhem, les pragmatistes James, Putnam, ou encore des écrivains comme Valéry, T.S. Eliot, et plus que tout peut-être, Lichtenberg, Kraus et Musil. Puis je me concentre particulièrement sur l’examen de ce rationalisme à l’aune des liens de Bouveresse avec la tradition « analytique », et avec Wittgenstein en particulier.
Le démon de Karl Kraus & le philosophe du Collège de France, Thierry Discepolo
Si l’immunité du philosophe de la connaissance aux penchants irrationalistes et au modèle tyrannique de Kraus ne fait pas de doute, l’intérêt pour ses outils trouve son sens dans la prise de conscience par le rationaliste des limites de l’Aufklärung. Contre les tentations élitistes de certains enthousiastes naïfs (la liberté naîtra de la lucidité acquise par la seule science et le seul exercice de la raison), Bouveresse tient la satire et l’ironie pour indispensables : le monde intellectuel n’est pas moins violent et injuste que les autres mondes sociaux ; on ne peut y défendre l’honnêteté intellectuelle et l’exigence de justice sociale et économique sans accompagner l’exercice de la raison et les luttes pour un monde égalitaire par l’exercice d’une contre-violence au moins équivalente à la violence de l’attaque dont sont l’objet ces valeurs inséparables aux yeux du démocrate armé.
Bouveresse et Bourdieu, critiques de la position scolastique, Bruno Ambroise
Bouveresse revendique un certain héritage bourdieusien et considère Bourdieu non seulement comme un sociologue important, mais également comme un interlocuteur de plein droit sur le plan philosophique. C’est qu’il est tout à fait conscient que les philosophes n’échappent pas, contrairement à ce qu’ils aiment croire, aux champs sociaux et aux enjeux sociaux que ceux-ci déterminent : ils y participent en ne croyant participer qu’à des enjeux intellectuels ; et qu’en outre, la façon même dont Bourdieu a construit sa théorie sociologique rejoint des positions philosophiques défendues par Bouveresse, notamment à travers sa lecture de Wittgenstein. C’est ainsi en deux sens que Bouveresse a hérité de Bourdieu : comme sociologue, et tout particulièrement du champ intellectuel, ce dernier lui a apporté un certain nombre de connaissances sur le monde social et sur la philosophie, en tant qu’elle s’y inscrit ; comme épistémologue Bourdieu a développé une démarche méthodologique proche de celle que Bouveresse adoptera.
Jacques Bouveresse, historien critique de la philosophie, Jean-Matthias Fleury
Il se pourrait que le désintérêt tenace à l’égard des recherches historiques de Bouveresse ait des raisons profondes, dans la mesure où ses travaux interrogent finalement la plupart des objectifs et des présupposés habituellement admis en la matière par le champ académique français. À la suite de Carnap et surtout de Russell, Bouveresse considère en effet que la question de la recherche de la vérité est absolument centrale dans le travail d’analyse historique, ce qui implique une forme de rapport critique à la tradition philosophique beaucoup plus développé qu’il ne l’est habituellement dans les études hexagonales. De ce point de vue, Bouveresse se situe d’ailleurs également en rupture à l’égard du courant de la philosophie rationaliste systématique, initié par Gueroult et poursuivi par des auteurs comme Vuillemin et Granger, dont Bouveresse s’estime, à beaucoup d’autres égards, l’héritier.
Une autre philosophie allemande, Christian Bonnet
Le paradoxe, dont lui-même s’amuse, qui veut que Jacques Bouveresse soit régulièrement présenté comme un spécialiste de la philosophie anglo-saxonne, quand la plupart des auteurs auxquels il s’est intéressé et qui ont nourri sa réflexion sont des philosophes et des écrivains de langue allemande, s’explique sans doute, comme il le soupçonne, par le fait que, bien que « de langue allemande, une langue qu’on a l’habitude de considérer comme particulièrement philosophique », la tradition à laquelle il a consacré une bonne partie de ses travaux « n’a guère été considérée, dans le meilleur des cas, que comme une simple excroissance bizarre ou un appendice tout à fait mineur de la grande tradition philosophique allemande, alors qu’elle correspond en réalité à un courant de pensée tout à fait spécifique et autonome, qui s’est défini largement par son opposition à la tradition allemande et en particulier à l’idéalisme allemand »
L’ironie contre le bel esprit philosophique, Sophie Djigo
Loin de pratiquer la confusion des genres entre philosophie et littérature, l’œuvre de Bouveresse offre la preuve par l’exemple que les philosophes ont tout intérêt à se saisir du pouvoir d’élucidation et de diagnostic de certains ouvrages de la littérature. Sur ce point, Bouveresse est l’un de ceux qui ont ouvert une voie dans la philosophie française. Mais ce qui intéresse particulièrement Bouveresse dans cette tradition littéraire qu’il affectionne, en particulier Musil et son héros cacanien, c’est à quel point ce ton, ironique ou satirique, est approprié à la philosophie, notamment à la défense du rationalisme. Ce rapport très particulier à la littérature, aussi bien dans son style de pensée philosophique que dans ses préoccupations, distingue Bouveresse dans le paysage philosophique français contemporain, marqué pour le moins par un certain lyrisme.
Les armes de Wittgenstein, Jean-Jacques Rosat
« Quand j’écris sur Wittgenstein, dit Bouveresse, il se produit sans doute une sorte de processus d’identification. Je n’ai pas eu à me forcer pour adopter son style de pensée et ses réactions. J’ai trouvé avec lui le philosophe qui vous semble avoir donné le mode d’expression optimal à des idées dont vous sentez que ce sont aussi les vôtres. » Quelles ont pu être les affinités de « réactions » entre un Viennois rencontrant la philosophie à Iéna et Cambridge à la veille de la Première Guerre mondiale et un Franc-comtois la découvrant à Paris au début des années 1960 ? Qu’est-ce qui a fait du « style de pensée » du premier le « mode d’expression optimal » des idées qui ont surgi dans l’esprit du second lors de son entrée dans l’arène philosophique et tout au long des cinquante années qui ont suivi ? Quelles assonances entre leurs volontés ? Quelles similitudes entre leurs combats ?
Ce que les auteurs infréquentables ont à dire à ceux qui ne veulent pas leur ressembler, Jacques Bouveresse
C’est de l’hommage rendu involontairement à Spengler par certains de ses continuateurs qui s’ignorent, que j’aurais aimé vous parler plus longuement. J’ai toujours l’impression que c’est à nous que Musil s’adresse quand il s’en prend à l’historicisme et au relativisme radical que professe celui-ci. Certains de nos philosophes « postmodernes », qui connaissent aujourd’hui un succès comparable au sien, donnent l’impression de s’évertuer à rendre la plus instable et la plus insaisissable possible – quand ils ne proposent pas de l’abandonner – la distinction entre le vrai et ce qui est reconnu et désigné comme vrai par des sujets connaissants et parlants donnés, à une époque et dans une culture données. Un de ceux qui ont excellé jusqu’à la virtuosité dans ce genre d’exercice me semble être Foucault. Ils ne semblent toujours pas avoir remarqué à quel point Spengler les avait devancés.
HISTOIRE RADICALE
Dossier « Cinéma, propagande et stalinisme » présenté par Charles Jacquier
La gestion bureaucratique du cinéma, Victor Serge
Le cinéma soviétique : une histoire et une élégie, Dwight Macdonald
Sur un film américain stalinien : Mission to Moscow (1943), Daniel Sauvaget

mardi 10 avril 2012

en ligne: Writings by Russell. A list of electronic texts of Russell's books and essays.




Writings by Russell A list of electronic texts of Russell's books and essays.
 

BOOKS
 German Social Democracy (1896)
An Essay on the Foundations of Geometry (1897)
The Principles of Mathematics (1903)
Principia Mathematica, 1st ed., vol. 1, vol. 2, vol. 3 (1910-13)
Combined tables of contents of vols. 1, 2, and 3 of PM, 1st ed. Download pdf here

Preface, Principia Mathematica, 1st ed. Download pdf here
The Problems of Philosophy (1912). It can be downloaded here
Review of The Problems of Philosophy, by Bernard Bosanquet. Mind (Oct 1912)
Our Knowledge of the External World (1914) Justice in War-Time (1916)
Why Men Fight (1917)
Political Ideals (1917)
Proposed Roads to Freedom: Socialism, Anarchism and Syndicalism (1917)
Introduction to Mathematical Philosophy (1919)
Mysticism and Logic and Other Essays (1919)
The Problem of China (1920)
The Practice and Theory of Bolshevism (1921)
The Analysis of Mind (1921)
Free Thought and Official Propaganda (1922)
Icarus, or The Future of Science (1924)
The Conquest of Happiness (1930)
Prevent the Crime of Silence (1971) Reports from the International War Crimes Tribunal.

ARTICLES
"A Free Man's Worship" The Independent Review (1903) Outcome of Russell's 1901 mystical experience.
"On Denoting" Mind 14 (Oct 1905). Russell's most important philosophical essay.
"To the Electors of the Wimbledon Division of Surrey" (May 3, 1907) Election Leaflet. Download pdf
Anti-Suffragist Anxieties (1910) Political pamphlet in which Russell demolishes every possible argument against giving women the vote.
"The Elements of Ethics" (1910) Russell's early moral objectivism and good summary of Moore's Ethica Principia.
"The Ethics of War" International Journal of Ethics (1915) Russell on just war theory and an early expression of his moral subjectivism.
"Non-Resistance and the Present War: A Reply to Mr. Russell" by Ralph Barton Perry. International Journal of Ethics (April 1915)
"Letter From Russell" Journal of Philosophy (Jul 8, 1915). Russell asserts that for him sense-data are physical objects.
"War and Non-Resistance" Atlantic Monthly (August 1915)
"The War and Non-Resistance A Rejoinder to Professor Perry" International Journal of Ethics (Oct 1915)
"Adsum qui Feci" (trans.: "Here I am; I did it.") The Times, May 17 1916, p.9
"The Philosophy of Logical Atomism". The Monist (Oct 1918, Jan, April, July 1919)
Lectures 1 & 2. "Facts and Propositions" and "Particulars, Predicates and Relations" Lectures 3 & 4. "Atomic and Molecular Propositions" and "Propositions and Facts with More Than One Verb: Beliefs, etc."
Lectures 5 & 6. "General Propositions and Existence" and "Descriptions and Incomplete Symbols"
Lectures 7 & 8. "The Theory of Types and Symbolism: Classes" and "Excursus in Metaphysics: What There Is"
"Note on C.D. Broad’s Article in the July Mind " Mind, n.s., vol. 28, no. 119 (Jan 1919), 124
Russell's note refers to Broad article that can be downloaded as a pdf here or displayed as pdf here
"On Propositions" Proceedings of the Aristotelian Society, Supplementary Volumes, vol. 2. (1919) "Dreams and Facts" The Athenaeum, nos. 4,642-3 (April 18 and 25, 1919). Repr. Sceptical Essays
Introduction to Wittgenstein's Tractatus Logico-Philosophicus (1922)
"Vagueness" Australasian Journal of Psychology and Philosophy 1 (June 1923): 84-92.
"Theory of Knowledge" Encyclopaedia Britannica, 13th ed. (1926)
"Philosophical Consequences of Relativity" Encyclopaedia Britannica, 13th ed. (1926)
"Why I Am Not A Christian" (London: Watts & Co, 1927) Famous essay, first published as a pamphlet.
"On the Value of Scepticism" (1928) Introduction to Sceptical Essays.
"How I Came by My Creed" The Realist (Sept 1929) An important auto-biographical essay by Russell.
"Has Religion Made Useful Contributions to Civilization?" A Little Blue Book (Girard, KS: Haldeman-Julius, 1929) A pamphlet.
"In Praise of Idleness" Harper's Magazine 165 (Oct 1932): 552-9.
"Education and Discipline" from In Praise of Idleness (1935). An excellent summary of Russell's views on education.
Bertrand Russell reviews Alfred Jules Ayer:
"Philosophy and Grammar" Review of A.J. Ayer, Language, Truth and Logic. The London Mercury 33 (March 1936), 541-3. Review of A.J. Ayer, Language, Truth and Logic, second edition. Horizon 15 (January 1947): 71-2.
"The Last Survivor of a Dead Epoch" The Listener (1936) An "auto-obituary" written by Russell in 1936. "The Bomb and Civilization" Forward 39, no. 43 (Aug 1945) A hypertext of Russell's first anti-nuclear writing.
"The Philosophy of Logical Analysis" ch. 31, A History of Western Philosophy (1945)
"Philosophy for Laymen" Universities Quarterly 1 (Nov 1946) Russell's best statement of what philosophy should be.
"The Copleston / Russell Debate on the Existence of God" (1948) A transcript of the famous BBC radio broadcast.
"Am I an Atheist or an Agnostic?" The Literary Guide and Rationalist Review 64 (July 1949)
"What Desires Are Politically Important?" (1950) Russell's Nobel prize acceptance speech.
"How I Write" The Writer, September 1954
"The Russell-Einstein Manifesto" (9 July 1955)
"Prologue" ("What I Have Lived For") to The Autobiography of Bertrand Russell (1967)
Last Essay: "1967"

OTHER RUSSELL ESSAYS
"The Congo":  excerpt from Freedom and Organization 1814–1914 (1934), Chapter XXXI, Imperialism
"The Divorce of Science and ‘Culture’" (1958; Kalinga Prize acceptance speech)
"The Doctrine of Extermination"
"Ideas that Have Harmed Mankind"
"Ideas that Have Helped Mankind"
"Knowledge and Wisdom"
"A Liberal Decalogue" (1951)
"The Metaphysician's Nightmare" (1954)
"On Youthful Cynicism" (1930)
"The Impulse to Power" Introduction to Power (1938)
"The Theologian's Nightmare" (1961)
"The Twilight of Science: Is the Universe Running Down" (1929)
"What Is an Agnostic?" (1953)
"What Is the Soul?" (1928)
"Why I Am A Rationalist"

source:
 THE

BERTRAND RUSSELL

SOCIETY

mercredi 28 mars 2012

video: Science, démocratie et débat public. Paroles de chercheurs, Mercredi 14 mars 2012


Science, démocratie et débat public



Paroles de chercheurs
Mercredi 14 mars 2012
Collège de France

videos:

Introduction au débat, Marie- Françoise CHEVALLIER-LE-GUYADER - Bertrand Collomb

Science, démocratie et débat public -  Jacques BOUVERESSE

Intervention - LoÏc BLONDIAUX - Mathias GIREL

Science et débat public - questions du public 
LoÏc BLONDIAUX - Jacques BOUVERESSE - Mathias GIREL


dimanche 18 mars 2012

en ligne: Jean-Jacques Rosat, Chroniques orwelliennes


Jean-Jacques Rosat
Chroniques orwelliennes
Collection :Rationalité, vérité et démocratie
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »
2012

 

Les articles, préfaces et conférences ici réunis sont les chroniques d’une réflexion engagée depuis 2003 sur les idées et les écrits de George Orwell. Cette recherche s’est développée principalement selon trois axes.
(1) Le penseur politique. Sur les relations entre liberté et vérité, les mécanismes du contrôle des esprits, la « décence commune » comme ressort fondamental de l’action, l’importance décisive des expériences politiques et du langage permettant de les dire, ou la critique des formes de domination qu’exercent les intellectuels, l’originalité de ses idées et leur fécondité pour la réflexion contemporaine sont évidentes.
(2) Le militant politique. Quel a été son itinéraire et quelles positions a-t-il défendues. Loin d’avoir été celles de l’« anarchiste tory » qu’on prétend souvent, sa pensée et son action se sont inscrites dans un courant politique aujourd’hui largement refoulé : la gauche socialiste révolutionnaire dissidente, antistalinienne, radicale et égalitaire.
(3) L’écrivain politique. Quelles sont ses idées sur les relations entre littérature et politique, et comment les a-t-il mises en pratique dans son activité de romancier, journaliste, essayiste et critique littéraire ? Il l’a déclaré en 1946 : « Ce que j’ai voulu plus que tout, c’est faire de l’écriture politique un art. »

  • Avant-propos [Texte intégral]
  • Chronique 1
    Réflexions sur 1984
    1. Quel genre de roman est 1984 ? • 2. L’expérience de lecteur du roman comme source de connaissance • 3. Quel genre de connaissance nous donne 1984 ?
  • Chronique 2
    Orwell et la défense de l’homme ordinaire
    1. Il y a un monde ordinaire • 2. Qui est l’homme ordinaire ? • 3. L’homme totalitaire • 4. Le totalitarisme, « vœu secret de l’intelligentsia » • 5. « Honnêteté commune » et politique • 5. Le patriotisme des déracinés • 6. Devenir des intellectuels ordinaires
  • Chronique 3
    1. Un itinéraire politique et littéraire • 2. Qu’est-ce qu’une expérience politique ? • 3. Ni anarchiste ni tory • 4. Les motifs d’être socialiste • 5. L’homme ordinaire et la décence commune • 6. Le différend Chomsky-Foucault
  • Chronique 4
    Quelques notes de lecture
    1. Orwell et la critique littéraire • 2. Ni artiste pur, ni écrivain engagé • 3. Écrire à partir de ses expériences politiques • 4. Littérature et totalitarisme • 5. Deux défenses de la littérature • 6. Le critère de la durée • 7. Les bons mauvais livres • 8. « Tout art est propagande » • 9. Comment Orwell lit Dickens • 10. Contre l’immunité artistique • 11. La maxime de sincérité • 12. Le libéralisme, condition de possibilité de la littérature • 13. La tension irréductible entre politique et littérature
  • Chronique 5
    Préface à Orwell, À ma guise.
    1. La critique du journalisme • 2. La réinvention de la chronique • 3. « Dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre » • 4. Journalisme et combat politique
  • Chronique 6
    1. L’humiliation sociale et l’exigence d’égalité • 2. Classe sociale et identité • 3. L’égalitarisme • 4. Classe, race et nation • 5. La lutte de classes : lutte pour la richesse ou pour le pouvoir ?
  • Chronique 7
    Sur le contrôle des esprits [Texte intégral]
    1. Le nouveau contrôle des esprits • 2. Théorie, littérature et expérience • 3. Première objection : en quoi ce mode de domination est-il nouveau ? • 4. Deuxième objection : nous avons déjà le concept d’« idéologie dominante » • 5. Troisième objection : le concept de totalitarisme est un concept contesté • 6. Ce mode de domination peut s’articuler à des systèmes économiques, sociaux et politiques très divers • 7. Critiquer son propre camp
  • Chronique 8
    Ni anarchiste ni tory [Texte intégral]
    Orwell et « la révolte intellectuelle »
    1. Hétérodoxie et vérité • 2. Pourquoi Orwell n’est pas devenu un Waugh • 3. Orwell et l’échec du socialisme • 4. « Anarchiste tory » ? L’enjeu du débat • 5. « La révolte intellectuelle » • 6. Premier débat : optimisme contre pessimisme • 7. Deuxième débat : La question philosophique et politique du bonheur • 8. Troisième débat : socialisme et religion • 9. La définition orwellienne de l’anarchisme tory. Orwell contre Swift
  • Chronique 9
    1. Qu’est-ce qu’un libéral ? • 2. Libéralisme, socialisme, anarchisme • 3. « La liberté, c’est de dire que deux et deux font quatre » • 4. A-t-on besoin d’une théorie en politique ? • 5. Des intellectuels ordinaires
  • Chronique 10
    Comment Eric Blair est devenu George Orwell
    1. Sur quelques malentendus concernant George Orwell • 2. La route de Mandalay à Wigan • 3. Ceux qu’Eric Blair n’est pas devenu
  • Chronique 11
    1. La violence d’un grand écrivain • 2. Quelques mots sur Les Géorgiques • 3. La structure du chapitre IV des Géorgiques • 4. Trois méthodes de réécriture et leurs effets • 5. Orwell et O
  • Abréviations • Ouvrages

  • Maitre de conférences en philosophie au Collège de France, attaché à la chaire de métaphysique et philosophie de la connaissance.