ISSN : 2269-5990
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dimanche 24 décembre 2023

Seconde édition corrigée: Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique 1. La musique, le langage, la culture et l’Histoire

 


 

Jacques Bouveresse

Le Parler de la musique 1

La musique, le langage, la culture et l’Histoire  

Seconde édition corrigée

Éditions L’improviste

Les aéronautes de l'esprit

2023

 

 

Présentation de l'éditeur

On a souvent opposé deux conceptions de la musique: la musique « absolue » et autonome, qui n’a besoin de rien d’autre que ses propres moyens pour exprimer ce qu’elle a dire, et la « musique à programme », qui tend à rendre la signification de la musique dépendante d’éléments extra-musicaux. Pour Hanslick, défenseur par excellence de la musique absolue, elle n’est pas un langage, et surtout pas un langage expressif. Wittgenstein a une approche similaire lorsqu’il affirme : « la musique nous transmet elle-même ». Et les relations privilégiées que lui-même et sa famille ont entretenues avec la musique de Brahms et avec le compositeur incitent à le considérer comme un adepte de la conception hanslickienne. Le cas de Nietzsche est plus compliqué : après la rupture avec Wagner, il aurait pu se rapprocher de Brahms. Mais il a exclu cette possibilité et n’a pas non plus totalement cessé de considérer la musique comme un langage qui dispose de possibilités d’expression supérieures à celles de la langue verbale.

Jacques Bouveresse, philosophe, a été titulaire au Collège de France, de 1995 à 2010, de la chaire de Philosophie du langage et de la connaissance. Ses travaux ont porté notamment sur Wittgenstein, le Cercle de Vienne, la philosophie analytique, mais aussi sur la littérature (Kraus, Musil, Valéry) et la musique. Il a publié Percevoir la musique (Helmholtz et la théorie physiologique de la musique) et la trilogie du Parler de la musique aux Éditions L’improviste.

 

mardi 11 octobre 2022

en ligne: L’empirisme logique à la limite. Schlick, le langage et l’expérience. Jacques Bouveresse, Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat (dir.)

 


L’empirisme logique à la limite

Schlick, le langage et l’expérience

Sous la direction de
Jacques Bouveresse, Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat 
CNRS
2006
 
en ligne sur OpenEdition Books : depuis le 13 juillet 2022
 
 
Présentation de l'éditeur
Selon le structuralisme logique, le langage décrit la forme de notre expérience, mais le contenu de celle-ci reste inexprimable. Dans Forme et contenu (1932), Moritz Schlick, fondateur et figure centrale du cercle de Vienne, a défendu une version extrême de cette idée : niant que les intuitions entrent dans la connaissance, il ne rejette pas seulement le kantisme, mais met en péril les bases de son propre empirisme. Ce texte radical offre en outre un point de vue à partir duquel certains des débats fondamentaux de la philosophie du langage et de l’esprit du XXe siècle peuvent être reconsidérés d’un œil neuf.
Nous avons ainsi voulu explorer les différents aspects du problème de l’articulation du langage et de l’expérience tel qu’il est posé par Schlick, afin de préciser l’éventail des solutions disponibles.
Le présent livre, issu d’un colloque organisé en mars 2004 au Collège de France, est le premier ouvrage consacré à Schlick dans notre langue. Il examine les rapports entre la pensée de Schlick et la tradition kantienne (Kant, le néo-kantisme et le « kantisme analytique » de Sellars) ; puis, il la confronte à l’empirisme classique et à une autre variante de l’empirisme logique (Carnap) ; enfin, il s’interroge sur la thèse de l’inexprimabilité du contenu, au travers notamment d’une confrontation avec les idées de Wittgenstein (avec qui Schlick a longtemps entretenu un dialogue privilégié).
 
Sommaire
 
Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat
 

Première partie. L’empirisme logique et les kantismes

 
Schlick et les néokantiens face au problème de l’Esthétique transcendantale
 
Schlick et Sellars lecteurs de Kant
 

Deuxième partie. Empirisme, structuralisme et réalisme

Empirisme ou réalisme ?
 
 

Troisième partie. Le problème de la description du contenu

Schlick au prisme de Wittgenstein
 
 
 
 















 
 
 

mardi 3 mai 2022

Jacques Bouveresse, Les Vagues du langage. Le « paradoxe de Wittgenstein » ou comment peut-on suivre une règle ?

 



Jacques Bouveresse
 Les Vagues du langage
Le « paradoxe de Wittgenstein »
ou comment peut-on suivre une règle ? 
Seuil
Liber
2022


Présentation de l'éditeur

Dernier livre d’une série d’études sur Wittgenstein, Les Vagues du langage représente l’achèvement d’une longue période de recherche. Jacques Bouveresse s’y penche sur une question qui l’a obsédé pendant plusieurs décennies : le « paradoxe de Wittgenstein » (Paul Kripke).

Comment un signe, parlé ou écrit, matériel ou mental, peut-il avoir un sens ? Comment se déterminent les conditions de son usage correct ? La signification d’un signe pourrait être fixée par quelque chose qui lui correspond dans l’esprit du locuteur, mais cet élément mental, objecte Wittgenstein, ne pourrait remplir ce genre de fonction qu’à la condition d’avoir lui-même des conditions d’usage correct et d’être utilisé correctement. Il en résulte une indétermination qui affecte la relation de la règle à son application et par conséquent le sens, ce qui engage la possibilité même d’une pensée philosophique du monde.

Bien qu’il semble théorique et abstrait, ce questionnement porte aussi sur les conditions de possibilité ordinaires d’une compréhension effective, commune et partagée, toujours menacée par le malentendu, l’erreur d’interprétation, l’inégale maîtrise du langage.

Dans une discussion serrée avec les meilleurs spécialistes mais aussi, de manière moins attendue peut-être, avec Jacques Derrida, Jacques Bouveresse récuse l’idée que Wittgenstein défende une position sceptique comme le suggère Kripke. C’est l’occasion d’un grand livre sur la question de la signification et de la compréhension, qui est aussi une leçon sur la conception et le rôle de la philosophie.

Jacques Bouveresse est philosophe, professeur honoraire au Collège de France, auteur de nombreux ouvrages sur Wittgenstein, Musil ou Kraus. Il est mort le 9 mai 2021.

 

mardi 20 février 2018

Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique I. La musique, le langage, la culture et l’Histoire


Jacques Bouveresse
Le Parler de la musique I
La musique, le langage, la culture et l’Histoire
L'improviste
Les aéronautes de l'esprit
2018 

Présentation de l'éditeur
On a souvent opposé deux conceptions de la musique: la musique « absolue » et autonome, qui n’a besoin de rien d’autre que ses propres moyens pour exprimer ce qu’elle a dire, et la « musique à programme », qui tend à rendre la signification de la musique dépendante d’éléments extra-musicaux. Pour Hanslick, défenseur par excellence de la musique absolue, elle n’est pas un langage, et surtout pas un langage expressif. Wittgenstein a une approche similaire lorsqu’il affirme : « la musique nous transmet elle-même ». Et les relations privilégiées que lui-même et sa famille ont entretenues avec la musique de Brahms et avec le compositeur incitent à le considérer comme un adepte de la conception hanslickienne. Le cas de Nietzsche est plus compliqué : après la rupture avec Wagner, il aurait pu se rapprocher de Brahms. Mais il a exclu cette possibilité et n’a pas non plus totalement cessé de considérer la musique comme un langage qui dispose de possibilités d’expression supérieures à celles de la langue verbale.
Jacques Bouveresse, philosophe, a été titulaire au Collège de France, de 1995 à 2010, de la chaire de Philosophie du langage et de la connaissance. Ses travaux ont porté notamment sur Wittgenstein, le Cercle de Vienne, la philosophie analytique, mais aussi sur la littérature (Kraus, Musil, Valéry) et la musique. Il a publié Percevoir la musique (Helmholtz et la théorie physiologique de la musique) en 2016 aux Éditions L’improviste. 

Table des matières
1. Le langage, la musique et la philosophie
2. La musique libérée de la métaphysique, mais peut-être pas vraiment de la philosophie
3. Le problème de la signification dans la musique
4. Modernité philosophique et modernité musicale
5. Ceux qui se réjouissent du progrès et « ceux qui se plaignent du déclin »>
6. Pourquoi l’harmonie est-elle ce qu’elle est ?
7. Le nécessaire, l’arbitraire et le naturel
8. La science, l’esthétique et la philosophie de la musique
9. De l’impression sensible à l’affect : la musique entre la contemplation et l’émotion
Bibliographie des titres cités





lundi 5 février 2018

en ligne: Préface de Jacques Bouveresse au livre de Karl Bühler, Théorie du langage



en ligne: Préface de Jacques Bouveresse au livre de Karl Bühler, Théorie du langage
Karl Bühler
Théorie du langage
Titre original : Sprachtheorie, Die Darstellungsfunktion der Sprache (Lucius & Lucius, 1999)
Traduit et annoté par Didier Samain
Présenté par Janette Friedrich
Préface par Jacques Bouveresse
Agone
Banc d'essais
2009

Présentation de l'éditeur
« Ce qu’effectue le langage humain est triple : expression, appel et représentation.
Le signe langagier est symptôme en vertu de sa dépendance par rapport à l’émetteur, dont il exprime l’intériorité ; il est signal en vertu de son appel à l’auditeur, dont il guide le comportement externe ou interne comme d’autres signes de communication ; il est symbole en vertu de sa coordination aux objets et aux états de choses. »
Paru en 1934, ce classique des sciences du langage est aujourd’hui l’un des fondements de la pragmatique, de la sémiotique et de la théorie de la communication. Il se situe à un carrefour : héritage de la linguistique allemande du XIXe siècle, réception critique de la phénoménologie de Husserl, proximité avec la démarche déductive de Hilbert, lecture originale du Cours de linguistique générale de Saussure, relations avec le cercle de Vienne et les écrits contemporains de Wittgenstein, etc.
Son modèle des trois fonctions du langage a nourri les travaux de Jakobson, de Popper et bien d’autres. D’essence interdisciplinaire, croisant étroitement psychologie et linguistique, cette pensée retrouve son actualité avec les travaux cognitivistes sur le langage et sur l’esprit.
Professeur à Vienne, Karl Bühler (1879–1963), qui était aussi philosophe et psychologue, compte parmi les fondateurs de la linguistique contemporaine. Cette traduction inédite est accompagnée d’un important appareil critique, dont une présentation historique et un glossaire des principaux concepts. 

écouter: Jacques Bouveresse, Karl Bühler et le mode de pensée axiomatique dans les sciences du langage (et d'autres interventions au Colloque Karl Bühler, penseur du langage), 29 et 30 avril 2009

 

 

 

lundi 15 janvier 2018

mercredi 19 juillet 2017

à paraître: Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique 1. La musique, le langage, la culture et l’histoire


Livre sur la musique par Jacques Bouveresse, en trois tomes



à paraître, le deuxième tome: 

Jacques Bouveresse
Le Parler de la musique 1
La musique, le langage, la culture et l’histoire
Éditions L'improviste
Les aéronautes de l'esprit  
début 2018


Le troisième tome Le Parler de la musique 2 sera publié en 2018








(Merci à Jacques Bouveresse)

vendredi 24 octobre 2014

mardi 2 septembre 2014

agenda: Jacques Bouveresse, Le langage, la logique et la philosophie, 16 octobre 2014 (Colloque Autour de 1914, nouvelles figures de la pensée : sciences, arts, lettres, 16-17 oct. 2014)



Jacques Bouveresse, Le langage, la logique et la philosophie
16 octobre 2014, 16:30  - 17:15

Autour de 1914, nouvelles figures de la pensée : sciences, arts, lettres. Colloque de rentrée (16-17 oct. 2014)

Colloque de rentrée 2014 
Image : Paul Klee, Paysage rocheux (avec palmiers et sapins), 1919, 155, huile et plume
sur carton, 41,8 x 51,4 cm, Centre Paul Klee, Berne, donation Livia Klee
 
Collège de France
Amphithéâtre Marguerite de Navarre
11, place Marcelin-Berthelot - 75005 Paris
Entrée libre, sans inscription dans la limite des places disponibles

L’année 2014 n’est pas finie, mais les commémorations du centenaire de la Grande Guerre ont été déjà nombreuses. Le premier conflit mondial suscite partout un intérêt que l’on n’aurait pas pu prévoir il y a vingt ou dix ans, comme si, après la disparition des derniers anciens combattants, on prenait seulement la mesure de la marque imposée par la guerre sur le siècle qui a suivi.
Tout semble avoir été dit sur les responsabilités dans le déclenchement des hostilités, sur l’horreur des tranchées, sur les mécomptes des traités de paix. Il reste pourtant bien des questions, notamment sur la longue sortie de la guerre.
Le colloque ne traitera pas des événements, largement abordés ailleurs, mais des signes avant-coureurs, des bouleversements advenus lors du conflit, de leurs effets à long terme. L’accent portera sur les ruptures et les reconfigurations dans les sciences, la société, les mentalités, les représentations, la philosophie, les lettres, les arts, qu’elles aient été ou non provoquées directement par la guerre.
Accéder au programme
  
(source: CdF)

lundi 25 février 2013

en ligne: Jacques Bouveresse, Etudes de philosophie du langage

Jacques Bouveresse 
Etudes de philosophie du langage
collection Langage et connaissance
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »  
2013
 
Il est tout à fait possible que les attaques auxquelles a été soumise, de divers côtés, la notion traditionnelle de signification, et l’apparition de toute une série de doctrines ou de tendances que l’on pourrait regrouper sous la dénomination générale commode de « scepticisme sémantique » apparaissent, après coup, comme ayant constitué l’un des événements majeurs, pour ne pas dire l’événement majeur, de la philosophie de la deuxième moitié du vingtième siècle. Par « scepticisme sémantique », j’entends ici une attitude qui peut aller de la simple contestation de la possibilité de soumettre une notion comme celle de « signification » à un traitement théorique approprié à la négation pure et simple de l’existence de faits sémantiques qu’il pourrait être question d’expliquer à l’aide d’une théorie quelconque.
Par ailleurs, il n’est que trop juste de remarquer que la période récente s’est également distinguée, en contrepartie, par des formes non moins typiques de confiance exagérée dans les possibilités que la théorie de la signification offre aujourd’hui à la philosophie – la plus remarquable d’entre elles étant représentée par l’idée, dont Michael Dummett aura été le défenseur le plus convaincu et le plus talentueux, que la théorie de la signification pourrait avoir accédé depuis Frege au statut de nouveau paradigme de la philosophie première.

dimanche 20 mars 2011

video: Noam Chomsky, Interpretation and understanding: language and beyond, mai 2010


À l’invitation de l’Assemblée des professeurs du Collège de France, sur proposition de Jacques Bouveresse, conférence de Noam CHOMSKY, professeur au Massachusetts Institute of Technology sur le thème suivant : Understanding and Interpreting : Language and Beyond
Collège de France
Lundi 31 mai 2010


videos:

Interpretation and understanding: language and beyond
(version française)



discussion générale (version française)


Interpretation and understanding: language and beyond (English version)



discussion générale (English version)



jeudi 3 mars 2011

écouter: Jacques Bouveresse, Karl Bühler et le mode de pensée axiomatique dans les sciences du langage (et d'autres interventions au Colloque Karl Bühler, penseur du langage), 29 et 30 avril 2009

Karl Bühler, Théorie du langage


Karl Bühler
Théorie du langage
Préface de Jacques Bouveresse
Traduit et annoté par Didier Samain. Présenté par Janette Friedrich
Agone
2009


Présentation de l'éditeur
« Ce qu’effectue le langage humain est triple : expression, appel et représentation.
Le signe langagier est symptôme en vertu de sa dépendance par rapport à l’émetteur, dont il exprime l’intériorité ; il est signal en vertu de son appel à l’auditeur, dont il guide le comportement externe ou interne comme d’autres signes de communication ; il est symbole en vertu de sa coordination aux objets et aux états de choses. »
Paru en 1934, ce classique des sciences du langage est aujourd’hui l’un des fondements de la pragmatique, de la sémiotique et de la théorie de la communication. Il se situe à un carrefour : héritage de la linguistique allemande du XIXe siècle, réception critique de la phénoménologie de Husserl, proximité avec la démarche déductive de Hilbert, lecture originale du Cours de linguistique générale de Saussure, relations avec le cercle de Vienne et les écrits contemporains de Wittgenstein, etc.
Son modèle des trois fonctions du langage a nourri les travaux de Jakobson, de Popper et bien d’autres. D’essence interdisciplinaire, croisant étroitement psychologie et linguistique, cette pensée retrouve son actualité avec les travaux cognitivistes sur le langage et sur l’esprit.
Professeur à Vienne, Karl Bühler (1879-1963), qui était aussi philosophe et psychologue, compte parmi les fondateurs de la linguistique contemporaine. Cette traduction inédite est accompagnée d’un important appareil critique, dont une présentation historique et un glossaire des principaux concepts.

voir également: écouter: Colloque Karl Bühler, penseur du langage, 29 et 30 avril 2009