ISSN : 2269-5990
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mardi 28 mai 2024

livre audio gratuit pour les personnes ayant des difficultés de lecture: Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès

 

livre audio gratuit pour les personnes ayant des difficultés de lecture:
Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès, décortiqué et démonté par le philosophe Jacques Bouveresse à partir des critiques de Karl Kraus, Robert Musil, George Orwell, Ludwig Wittgenstein et Georg Henrik von Wright,  Marseille, Agone, « Cent mille signes », 2017
 
Durée: 2h. 10min. 
Produit par: Association Valentin Haüy
Bibliothèque Sonore Romande
 
 










mardi 3 mai 2022

Jacques Bouveresse, Les Vagues du langage. Le « paradoxe de Wittgenstein » ou comment peut-on suivre une règle ?

 



Jacques Bouveresse
 Les Vagues du langage
Le « paradoxe de Wittgenstein »
ou comment peut-on suivre une règle ? 
Seuil
Liber
2022


Présentation de l'éditeur

Dernier livre d’une série d’études sur Wittgenstein, Les Vagues du langage représente l’achèvement d’une longue période de recherche. Jacques Bouveresse s’y penche sur une question qui l’a obsédé pendant plusieurs décennies : le « paradoxe de Wittgenstein » (Paul Kripke).

Comment un signe, parlé ou écrit, matériel ou mental, peut-il avoir un sens ? Comment se déterminent les conditions de son usage correct ? La signification d’un signe pourrait être fixée par quelque chose qui lui correspond dans l’esprit du locuteur, mais cet élément mental, objecte Wittgenstein, ne pourrait remplir ce genre de fonction qu’à la condition d’avoir lui-même des conditions d’usage correct et d’être utilisé correctement. Il en résulte une indétermination qui affecte la relation de la règle à son application et par conséquent le sens, ce qui engage la possibilité même d’une pensée philosophique du monde.

Bien qu’il semble théorique et abstrait, ce questionnement porte aussi sur les conditions de possibilité ordinaires d’une compréhension effective, commune et partagée, toujours menacée par le malentendu, l’erreur d’interprétation, l’inégale maîtrise du langage.

Dans une discussion serrée avec les meilleurs spécialistes mais aussi, de manière moins attendue peut-être, avec Jacques Derrida, Jacques Bouveresse récuse l’idée que Wittgenstein défende une position sceptique comme le suggère Kripke. C’est l’occasion d’un grand livre sur la question de la signification et de la compréhension, qui est aussi une leçon sur la conception et le rôle de la philosophie.

Jacques Bouveresse est philosophe, professeur honoraire au Collège de France, auteur de nombreux ouvrages sur Wittgenstein, Musil ou Kraus. Il est mort le 9 mai 2021.

 

vendredi 18 septembre 2020

Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique III. Entre Brahms et Wagner : Nietzsche, Wittgenstein, la philosophie et la musique

 

 

Jacques Bouveresse

Le Parler de la musique III

Entre Brahms et Wagner : 

Nietzsche, Wittgenstein, la philosophie et la musique

L'Improviste

Les aéronautes de l'esprit

2020


Présentation de l'éditeur

Les querelles entre les tenants de Brahms et ceux de Wagner, deux figures majeures de la musique à la fin du 19e siècle, ont animé les cercles des compositeurs, de Schumann à Wolf ou Schönberg. Deux conceptions de la musique, l’une autonome et l’autre au service d’idées, se sont affrontées, à l’occasion de réflexions et d’analyses à propos de la vérité, de la décadence, du bien, du mal et du non-sens, conduites, en des termes souvent opposés, par Nietzsche et Wittgenstein, deux des philosophes les plus musicaux et les plus concernés par les problèmes de philosophie de la musique. Bien que l’essentiel de sa vie se soit passé dans la première moitié du vingtième siècle, Wittgenstein, du fait des relations étroites que sa famille entretenait avec Brahms, Clara Schumann et Joseph Joachim, continuait à vivre encore presque littéralement au siècle précédent. Au-delà encore, la question politique s’est invitée dans le débat, chez les Wittgenstein, les filles de Robert Schumann et Marie Fillunger, par exemple.

Jacques Bouveresse, philosophe, a été titulaire au Collège de France de 1995 à 2010 de la chaire de « Philosophie du langage et de la connaissance ». Ses travaux ont porté notamment sur Wittgenstein, le Cercle de Vienne, la philosophie analytique, mais aussi sur la littérature (Kraus, Musil, Valéry) et la musique.

voir  Les livres de Jacques Bouveresse, sur la musique

 

 

 


lundi 8 juin 2020

jeudi 23 avril 2020

les deux premiers Essais de Jacques Bouveresse sont en accès libre sur le site d'Agone



Jacques Bouveresse 
Essais I
Wittgenstein, la modernité, le progrès & le déclin
Agone
Banc d'essais
2000
Essais I. Wittgenstein, la modernité, le progrès & le déclin



Jacques Bouveresse 
Essais II
L’époque, la mode, la morale, la satire
Agone
Banc d'essais
2001

également en ligne: les numéros 48 (2012), 44 (2010) et 23 (2000) de la revue Agone

samedi 6 avril 2019

Parution: Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique II. La musique chez les Wittgenstein


Jacques Bouveresse
Le Parler de la musique II
La musique chez les Wittgenstein
Les aéronautes de l'esprit
avril 2019


Présentation de l'éditeur
Le philosophe Ludwig Wittgenstein, son frère Paul, pianiste, et tous les membres de la famille ont entretenu des relations d’une espèce à peu près unique en son genre avec la musique. Celle-ci a constitué jusqu’au bout le point commun essentiel et le lien véritable entre les membres d’une famille dont l’histoire a été marquée, pour des raisons à la fois internes et externes, par des tragédies diverses, des affrontements parfois violents et des ruptures sans réconciliation. Ce livre s’intéresse spécialement au cas de Ludwig, qui assurait qu’on ne pouvait pas le comprendre si on n’avait aucune idée du rôle essentiel de la musique dans sa vie, et au cas de Paul qui a joué un rôle important non seulement dans l’histoire de la famille, mais également dans celle de la musique elle-même.
Jacques Bouveresse, philosophe, a été titulaire au Collège de France, de 1995 à 2010, de la chaire de « Philosophie du langage et de la connaissance ». Ses travaux ont porté notamment sur Wittgenstein, le Cercle de Vienne, la philosophie analytique, mais aussi sur la littérature (Kraus, Musil, Valéry) et la musique.

Sommaire
1. La tragédie de la famille Wittgenstein
2. La musique dans le monde des Wittgenstein
3. La place de la musique dans la pensée et dans la vie de Wittgenstein
4. L’univers musical de Wittgenstein
5. Théorie et pratique de la musique chez les Wittgenstein
6. Josef Labor et la musique dans la famille Wittgenstein
7. Tradition, rupture, fidélité et excentricité
8. Paul Wittgenstein et l’histoire de l’« émancipation » de la main gauche
9. Paul Wittgenstein, ses prédécesseurs et son héritage
Épilogue
Bibliographie







mercredi 3 avril 2019

à paraître: Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique II . La musique chez les Wittgenstein




à paraître: 
Jacques Bouveresse 
Le Parler de la musique II
La musique chez les Wittgenstein
L'improviste
Les aéronautes de l’esprit
à partir du 10 avril 2019











(merci à Anne-Elisabeth pour l'info)



mardi 20 février 2018

Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique I. La musique, le langage, la culture et l’Histoire


Jacques Bouveresse
Le Parler de la musique I
La musique, le langage, la culture et l’Histoire
L'improviste
Les aéronautes de l'esprit
2018 

Présentation de l'éditeur
On a souvent opposé deux conceptions de la musique: la musique « absolue » et autonome, qui n’a besoin de rien d’autre que ses propres moyens pour exprimer ce qu’elle a dire, et la « musique à programme », qui tend à rendre la signification de la musique dépendante d’éléments extra-musicaux. Pour Hanslick, défenseur par excellence de la musique absolue, elle n’est pas un langage, et surtout pas un langage expressif. Wittgenstein a une approche similaire lorsqu’il affirme : « la musique nous transmet elle-même ». Et les relations privilégiées que lui-même et sa famille ont entretenues avec la musique de Brahms et avec le compositeur incitent à le considérer comme un adepte de la conception hanslickienne. Le cas de Nietzsche est plus compliqué : après la rupture avec Wagner, il aurait pu se rapprocher de Brahms. Mais il a exclu cette possibilité et n’a pas non plus totalement cessé de considérer la musique comme un langage qui dispose de possibilités d’expression supérieures à celles de la langue verbale.
Jacques Bouveresse, philosophe, a été titulaire au Collège de France, de 1995 à 2010, de la chaire de Philosophie du langage et de la connaissance. Ses travaux ont porté notamment sur Wittgenstein, le Cercle de Vienne, la philosophie analytique, mais aussi sur la littérature (Kraus, Musil, Valéry) et la musique. Il a publié Percevoir la musique (Helmholtz et la théorie physiologique de la musique) en 2016 aux Éditions L’improviste. 

Table des matières
1. Le langage, la musique et la philosophie
2. La musique libérée de la métaphysique, mais peut-être pas vraiment de la philosophie
3. Le problème de la signification dans la musique
4. Modernité philosophique et modernité musicale
5. Ceux qui se réjouissent du progrès et « ceux qui se plaignent du déclin »>
6. Pourquoi l’harmonie est-elle ce qu’elle est ?
7. Le nécessaire, l’arbitraire et le naturel
8. La science, l’esthétique et la philosophie de la musique
9. De l’impression sensible à l’affect : la musique entre la contemplation et l’émotion
Bibliographie des titres cités





mardi 24 octobre 2017

Jacques Bouveresse, "Nietzsche, Wittgenstein, le monde Schumann et le problème de l’avenir de la musique" Séminaire Musique et sciences sociales, EHESS, 19 février 2018






Jacques Bouveresse, Collège de France "Nietzsche, Wittgenstein, le monde Schumann et le problème de l’avenir de la musique"
Séminaire Musique et sciences sociales, EHESS, 19 février 2018 

salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris,  de 15 h à 17 h





lundi 12 juin 2017

écouter: Jacques Bouveresse, à propos de son livre Le mythe moderne du progrès. À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright


Jeudi Noir, Radio Libertaire, 8 Juin 2917 

(Merci à Jeudi Noir pour l'info)
 
Jacques Bouveresse
Le mythe moderne du progrès
À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright
Agone
Cent mille signes 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d’une part, que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d’autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l’être humain. Ces deux idées pourraient donner l’impression de relever du simple bon sens ; elles n’ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n’en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l’on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
   Ce qui confirme l’idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu’est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu’une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l’obligation de continuer à le faire est une sorte d’impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
   Quand il s’interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d’apprécier les idées qu’il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu’il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » – dont il constate, d’une façon que je ne contredirai pas, qu’il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd’hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s’ils sont plus sensibles que d’autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu’il engendre, n’en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l’essentiel d’exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?

vendredi 3 mars 2017

Rencontre avec Jacques Bouveresse à propos de son livre Le Mythe moderne du progrès, 22 mars 2017, à Metz


Rencontre avec Jacques Bouveresse
à propos de son livre Le Mythe moderne du progrès

à la Librairie Autour du monde
Mercredi 22 mars
à 18h30
44 Rue de la Chèvre
57000 Metz

vendredi 17 février 2017

Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès. À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright

Jacques Bouveresse
Le mythe moderne du progrès
À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright
Agone
Cent mille signes 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d’une part, que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d’autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l’être humain. Ces deux idées pourraient donner l’impression de relever du simple bon sens ; elles n’ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n’en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l’on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
   Ce qui confirme l’idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu’est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu’une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l’obligation de continuer à le faire est une sorte d’impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
   Quand il s’interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d’apprécier les idées qu’il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu’il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » – dont il constate, d’une façon que je ne contredirai pas, qu’il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd’hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s’ils sont plus sensibles que d’autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu’il engendre, n’en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l’essentiel d’exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?

dimanche 29 janvier 2017

en poche: des livres de Jacques Bouveresse



en poche: des livres de Jacques Bouveresse

 
Jacques Bouveresse
De la philosophie considérée comme un sport
Agone
Cent mille signes
2015


 
Jacques Bouveresse
La demande philosophique
Que veut la philosophie et que peut-on vouloir d'elle?
L'Eclat  
L’éclat/poche tiré à part
 2015

(La demande philosophique est la version intégrale de la leçon inaugurale de la chaire de philosophie du langage et de la connaissance du Collège de France, prononcée le 6 octobre 1995.)




Jacques Bouveresse
Philosophie, mythologie et pseudo-science
Wittgenstein lecteur de Freud
L'Eclat  
L’éclat/poche tiré à part
 2015



 Jacques Bouveresse 
Le philosophe et le réel
Entretiens avec Jean-Jacques Rosat
Hachette
Pluriel
2000


dimanche 25 septembre 2016

à paraître: Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès. À partir des critiques de Karl Kraus, Ludwig Wittgenstein et Georg Henrik von Wright


Jacques Bouveresse
Le mythe moderne du progrès
À partir des critiques de Karl Kraus, Ludwig Wittgenstein et Georg Henrik von Wright
Agone
Cent mille signes
à paraître en février 2017

Présentation de l'éditeur
Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d’une part, que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d’autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l’être humain. Ces deux idées pourraient donner l’impression de relever du simple bon sens ; elles n’ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n’en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l’on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
   Ce qui confirme l’idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu’est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu’une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l’obligation de continuer à le faire est une sorte d’impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
   Quand il s’interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d’apprécier les idées qu’il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu’il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » – dont il constate, d’une façon que je ne contredirai pas, qu’il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd’hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s’ils sont plus sensibles que d’autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu’il engendre, n’en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l’essentiel d’exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?

mercredi 20 juillet 2016

écouter: Jacques Bouveresse présente ses livres sur la religion


Jacques Bouveresse, Le danseur et sa corde, Citéphilo, 14 novembre 2014

Jacques Bouveresse, "Vérité, veracité et croyance" Congresso Português de Filosofia, 05/09/2014

Jacques Bouveresse, Le Danseur et sa corde. Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, Gottfried Keller et les difficultés de la foi. Jeudi Noir, 12.06.2014

Jacques Bouveresse, Croire est-il logique ?. Les Nouveaux chemins de la connaissance, 07.05.2014

Jacques Bouveresse et Roger Pouivet, Qu’est-ce que croire ? 18.11.2012, Citéphilo

Jacques Bouveresse, à la librairie Tropiques, 26 mars 2011

Jacques Bouveresse, Peut-on ne pas croire? Dans le cycle « Ma foi ! Croyances, religions, identité » radio Grenouille, 8 avril 2008

Jacques Bouveresse, L’éthique de la croyance et la question du "poids de l’autorité", octobre 2007


Jacques Bouveresse
Le Danseur et sa corde
Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, 
Gottfried Keller et les difficultés de la foi
Agone
Banc d'essais
2014

Présentation de l'éditeur
En écrivant ce livre, j’ai essayé de réaliser simultanément deux ambitions : celle de comprendre les raisons qui ont pu faire de Gottfried Keller un des écrivains que Wittgenstein admirait le plus, et celle de préciser ce que j’ai écrit sur les relations que ce philosophe a entretenues avec la religion. Ces deux objectifs convergent car peu de questions sont aussi présentes et aussi centrales dans l’œuvre du romancier que celle de la religion. De plus, l’espèce de « révélation » que Wittgenstein a eue lorsqu’il est entré en contact avec le texte de la version tolstoïenne de l’Évangile semble avoir marqué de fa- çon profonde sa relation avec le christianisme. Même le Tractatus comporte des formules qui ont parfois une ressemblance assez frappante avec ce que Wittgenstein avait pu lire dans l’ Abrégé de l’Évangile. Pour ce philosophe, « le penseur religieux honnête est comme un danseur de corde. Il marche, en apparence, presque uniquement sur l’air. Son sol est le plus étroit qui se puisse concevoir. Et pourtant on peut réellement marcher sur lui ».
Après Peut-on ne pas croire ? et Que faut-il faire de la religion ?, ce livre est le dernier volet d’une trilogie sur la philosophie de la religion. Pour Bouveresse, ce qui est en jeu, ce n’est pas le jugement à porter sur les dogmes, les croyances, etc., mais le regard à porter sur la foi elle-même comme attitude face à la vie. Les idées de Wittgenstein sont éclairées par leur mise en relation avec les récits et les réflexions de Keller – le plus grand romancier de langue allemande de la seconde moitié du XIXe siècle –, et par la confrontation avec Tolstoï, Nietzsche, Ibsen, et quelques autres.
Ce livre n’est issu ni de cours, ni de conférences, et c’est certainement l’un de ses plus personnels.

Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.


Jacques Bouveresse
Que peut-on faire de la religion ?
Suivi de deux fragments inédits de Ludwig Wittgenstein 
présentés par Ilse Somavilla
Traduction par Françoise Stoneborough
Agone
Banc d'essais
2011

Présentation de l'éditeur
« Dans le domaine des émotions, déclarait Bertrand Russell, je ne nie pas la valeur des expériences qui ont donné naissance à la religion. Mais pour parvenir à la vérité je ne peux admettre aucune autre méthode que celle de la science. » Aux yeux de Wittgenstein, au contraire, l’idéal religieux était la lumière la plus pure par laquelle nous puissions aspirer à être éclairés, et les hommes qui vivent dans la culture de la rationalité conquérante et du progrès indéfini ont besoin d’apprendre que ceux-ci colorent les objets de leur monde d’une couleur déterminée, qui ne constitue qu’un assombrissement.
Jacques Bouveresse poursuit la réflexion sur les relations entre raison et croyance religieuse qu’il a engagée dans Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance et la foi et se confronte ici aux idées de deux penseurs majeurs du xxe siècle, Bertrand Russell et Ludwig Wittgenstein, pour qui le rejet de toute religion instituée et des diverses formes d’irrationalisme n’est pas incompatible avec une compréhension de l’expérience religieuse.
Ilse Somavilla, philosophe au Brenner-Archiv (Innsbruck, Autriche), a également édité la correspondance entre Ludwig Wittgenstein et Paul Engelmann, _Lettres,
rencontres, souvenirs_ (L’Éclat, 2010).
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.


Jacques Bouveresse
Peut-on ne pas croire ? 
Sur la vérité, la croyance et la foi
Agone
Banc d'essais
2007
Présentation de l'éditeur
Tout en se disant incroyants, certains intellectuels se posent aujourd’hui en défenseurs de la religion au nom de choses comme le besoin de sacré et de transcendance, ou le fait que le lien social ne peut être, en dernière analyse, que de nature religieuse.
Mais ce que l’on observe actuellement correspond sans doute moins à un « retour du religieux » qu’à ce que Musil appelait la « nostalgie de la croyance », qu’une époque par ailleurs foncièrement incroyante a une tendance fâcheuse à confondre avec la croyance elle-même. Et ce à quoi nous sommes confrontés est en réalité bien plus une utilisation nouvelle de la religion – dans ce qu’elle peut comporter de plus traditionnel et même de plus archaïque – par le pouvoir et la politique, qu’un renouveau religieux proprement dit.
En ouvrant une brèche dans nos certitudes les plus fondamentales en matière de théorie de la connaissance et d’épistémologie, le postmodernisme a pris, consciemment ou non, le risque d’encourager les religions à s’y engouffrer, avec l’espoir de réussir à récupérer une partie de l’ascendant qu’elles ont exercé pendant longtemps sur le monde intellectuel lui-même et perdu ensuite largement au profit de la science moderne.

Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.

vendredi 15 juillet 2016