ISSN : 2269-5990
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jeudi 15 mai 2025

HEINRICH HERTZ, Les Principes de la mécanique, présentés selon une nouvelle organisation. Préface de l’auteur (II) Traduit par Anouk Barberousse et Alexis Bienvenu, avec l’aide de Jacques Bouveresse, Guillaume Garreta et Jean-Jacques Rosat

 

 

HEINRICH HERTZ
Les Principes de la mécanique, présentés selon une nouvelle organisation.
Préface de l’auteur (II)
Traduit par Anouk Barberousse et Alexis Bienvenu, avec l’aide de Jacques Bouveresse, Guillaume Garreta et Jean-Jacques Rosat, Pages 5 à 28 

Glossaire pour la traduction du texte      Glossaire réalisé par Anouk Barberousse, et Alexis Bienvenu, avec l’aide de Jacques Bouveresse, Guillaume Garreta, et Jean-Jacques Rosat, Pages 29 à 32

in  Revue Philosophie, n°164, 2025

éditions de Minuit


 

 

mardi 11 octobre 2022

en ligne: L’empirisme logique à la limite. Schlick, le langage et l’expérience. Jacques Bouveresse, Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat (dir.)

 


L’empirisme logique à la limite

Schlick, le langage et l’expérience

Sous la direction de
Jacques Bouveresse, Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat 
CNRS
2006
 
en ligne sur OpenEdition Books : depuis le 13 juillet 2022
 
 
Présentation de l'éditeur
Selon le structuralisme logique, le langage décrit la forme de notre expérience, mais le contenu de celle-ci reste inexprimable. Dans Forme et contenu (1932), Moritz Schlick, fondateur et figure centrale du cercle de Vienne, a défendu une version extrême de cette idée : niant que les intuitions entrent dans la connaissance, il ne rejette pas seulement le kantisme, mais met en péril les bases de son propre empirisme. Ce texte radical offre en outre un point de vue à partir duquel certains des débats fondamentaux de la philosophie du langage et de l’esprit du XXe siècle peuvent être reconsidérés d’un œil neuf.
Nous avons ainsi voulu explorer les différents aspects du problème de l’articulation du langage et de l’expérience tel qu’il est posé par Schlick, afin de préciser l’éventail des solutions disponibles.
Le présent livre, issu d’un colloque organisé en mars 2004 au Collège de France, est le premier ouvrage consacré à Schlick dans notre langue. Il examine les rapports entre la pensée de Schlick et la tradition kantienne (Kant, le néo-kantisme et le « kantisme analytique » de Sellars) ; puis, il la confronte à l’empirisme classique et à une autre variante de l’empirisme logique (Carnap) ; enfin, il s’interroge sur la thèse de l’inexprimabilité du contenu, au travers notamment d’une confrontation avec les idées de Wittgenstein (avec qui Schlick a longtemps entretenu un dialogue privilégié).
 
Sommaire
 
Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat
 

Première partie. L’empirisme logique et les kantismes

 
Schlick et les néokantiens face au problème de l’Esthétique transcendantale
 
Schlick et Sellars lecteurs de Kant
 

Deuxième partie. Empirisme, structuralisme et réalisme

Empirisme ou réalisme ?
 
 

Troisième partie. Le problème de la description du contenu

Schlick au prisme de Wittgenstein
 
 
 
 















 
 
 

mercredi 24 novembre 2021

vidéo: autour du livre de Jacques Bouveresse, Les foudres de Nietzsche et l'aveuglement des disciples, avec Jean-Jacques Rosat et Michel Baudouin (Citéphilo , 7 novembre 2021)

 

 

vidéo: 

autour du livre de Jacques Bouveresse,

Les foudres de Nietzsche et l'aveuglement des disciples 


avec Jean-Jacques Rosat et Michel Baudouin présenté par Sophie Djigo 

 (Citéphilo , 7 novembre 2021)

 

 

 


 

samedi 13 novembre 2021

vendredi 10 septembre 2021

(en octobre) Jacques Bouveresse, Les foudres de Nietzsche: Et l’aveuglement des disciples

 

Jacques Bouveresse

Les foudres de Nietzsche 

Et l’aveuglement des disciples

Postface: Jean-Jacques Rosat

Hors d'atteinte

Faits & idées

octobre 2021

 

 

Présentation de l'éditeur 

Étant donné l’hostilité ouverte, constante, déterminée, et même violente que Nietzsche a manifestée contre la démocratie, le socialisme, le progrès social, l’égalité – y compris, soit dit en passant, l’égalité entre les hommes et les femmes –, il n’aurait jamais dû, semble-t-il, y avoir un Nietzsche de gauche. Et pourtant il y en a bel et bien eu un, et c’est même celui-là qui a occupé dans la période récente le devant de la scène et est devenu plus ou moins le Nietzsche officiel. Il n’en demeure pas moins qu’entre ceux qui ont cherché à faire de lui un penseur nazi et ceux qui ont considéré comme allant au contraire à peu près de soi qu’il était un penseur de gauche, on se demande réellement à qui il faut décerner la palme dans l’art de ne pas lire un auteur.

Depuis des décennies, Nietzsche est en France l’objet d’une double méprise : l’invention absurde mais tenace d’un Nietzsche de gauche (Deleuze) et son enrôlement dans une vaste entreprise de reformatage du concept de vérité (Foucault) que toute sa philosophie contredit. Lecteur assidu, resté longtemps discret, Jacques Bouveresse n’a jamais cru à ces fables. Poursuivant la réflexion engagée dans Nietzsche contre Foucault (Agone, 2016) et au terme d’une longue plongée dans les Fragments posthumes, dont il a tiré un trésor de citations, retraduites puis agencées avec soin, il offre ici un double portrait du philosophe : Nietzsche en chercheur de vérité, moraliste ironiste, lucide et passionné ; Nietzsche en penseur politique, défenseur d’un radicalisme aristocratique selon lequel la masse du peuple doit obéir, travailler et être asservie pour que l’élite puisse être libre, commander et créer.

 

 


 

 

lundi 20 novembre 2017

Pour une critique de l’idée « de progrès » Avec Jacques Bouveresse , Saint-Denis, 2 décembre 2017


Pour une critique de l’idée « de progrès » Avec Jacques Bouveresse 
Animé par Jean-Jacques Rosat
Samedi 2 décembre 2017, de 16h à 17h30 
Saint-Denis
Hôtel de ville (place Victor Hugo) 
1eres Rencontres populaires du livre 

jeudi 28 septembre 2017

Agone 61, Démythifier la raison (contient un entretien avec Jacques Bouveresse)

Agone 61, Démythifier la raison
2017
 
Coordination : Jean-Matthias Fleury & Jean-Jacques Rosat  

Présentation de l'éditeur
Une première tentative de reconstruire la raison, considérée comme base permettant de revendiquer l’égalité et de combattre l’injustice
Dans beaucoup de milieux intellectuels, y compris à gauche et à l’extrême gauche, la raison est aujourd’hui traitée comme une ennemie. Instrument au service de l’État et du Capital, des polices, des bureaucraties et des technocraties, de la Science qui ne serait que technoscience, de l’Occident et de l’impérialisme, elle signifierait contrôle des corps et des esprits, exclusion et enfermement, écrasement des identités et des différences, ethnocentrisme et colonialisme, productivisme et destruction de la nature et de la Terre...
Certes, la raison et l’universel ont servi de paravents à toutes sortes d’horreurs et d’oppressions. Mais les irrationalismes politiques et religieux en ont « justifié » bien d’autres. Et comment dénoncer l’injustice, revendiquer l’égalité et le respect des différences, comprendre la place de l’espèce humaine au milieu des autres et sur la Terre, sans s’appuyer sur la raison ? Pas une Raison supérieure, surplombante et totalisante, censée justifier l’ordre établi ou le cours de l’histoire. Mais la raison commune qui est en chacun, cette capacité de demander pourquoi et comment, de chercher ce qui est vrai et ce qui est mieux.
Ce dossier veut ouvrir quelques pistes pour contribuer à l’immense projet de reconstruire la raison, notamment à travers une réévaluation critique de l’idée de « progrès » dans un dialogue avec Jacques Bouveresse, une analyse des modes de pensée irrationnels voire religieux dans l’extrême gauche française, une réflexion sur l’héritage des Lumières à partir de la dichotomie entre Lumières radicales et modérées mise en évidence par les travaux de Jonathan Israel, ou encore une confrontation avec le rationalisme mal connu de Hayek, aussi puissant philosophiquement que discutable dans ses principes et ses conséquences.

Sommaire
Éditorial : Quelle raison garder ? – 1. _Constellations_ : radicalités irrationnelles. Des jeunes révolutionnaires aux anciens réactionnaires (Jean-Luc Chappey) – 2. Quand les Lumières radicales appelaient à la révolte anticoloniale. Diderot et l’_Histoire des deux Indes_ (Jean-Jacques Rosat) – 3. Pour une rationalité écologique. Entretien avec Jacques Bouveresse autour de son livre _Le Mythe moderne du progrès_ – 4. Lire Hayek sérieusement. Le néo-libéralisme, entre rationalisme modéré et conservatisme (Jean-Matthias Fleury) – 5. Hypothèses pour une raison sobre (Jean-Jacques Rosat) – Rubrique “Entretiens” : “On leur fait savoir qu’on les observe, nous aussi” : l’observation juridique aux États-Unis. Entretien avec Jessica Woods (Fraçois Buton, CLémence Fourton et Clément Petitjean) – Rubrique “Histoire radicale” : “Ose être comme Daniel ! Le syndicat des cuisiniers français”, par Wilf McCartney (présenté par Boris Mellow)
 
 
 

dimanche 29 janvier 2017

en poche: des livres de Jacques Bouveresse



en poche: des livres de Jacques Bouveresse

 
Jacques Bouveresse
De la philosophie considérée comme un sport
Agone
Cent mille signes
2015


 
Jacques Bouveresse
La demande philosophique
Que veut la philosophie et que peut-on vouloir d'elle?
L'Eclat  
L’éclat/poche tiré à part
 2015

(La demande philosophique est la version intégrale de la leçon inaugurale de la chaire de philosophie du langage et de la connaissance du Collège de France, prononcée le 6 octobre 1995.)




Jacques Bouveresse
Philosophie, mythologie et pseudo-science
Wittgenstein lecteur de Freud
L'Eclat  
L’éclat/poche tiré à part
 2015



 Jacques Bouveresse 
Le philosophe et le réel
Entretiens avec Jean-Jacques Rosat
Hachette
Pluriel
2000


samedi 2 juillet 2016

écouter: Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir


écouter: Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 02.07.2016

Jacques Bouveresse
Nietzsche contre Foucault 
Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Agone
Bans d'essais
2016

Présentation de l'éditeur
Et si Nietzsche, dont Foucault s’est tant réclamé, parlait souvent contre lui ?
La plupart des expressions typiques de Foucault dans lesquelles le mot « vérité » intervient comme complément – « production de la vérité », « histoire de la vérité », « politique de la vérité », « jeux de vérité », etc. – reposent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses que Frege considérait comme essentiel de distinguer : l’être-vrai et le tenir-pour-vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur cette différence radicale qui existe entre ce qui est vrai et ce qui est cru vrai : « La vérité et la croyance que quelque chose est vrai : deux univers d’intérêts tout à fait séparés l’un de l’autre, presque des univers opposés ; on arrive à l’un et à l’autre par des chemins fondamentalement différents », écrit-il dans L’Antéchrist. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même.
Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui – le plus souvent sans discussion – que Foucault aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles entre vérité, connaissance et pouvoir, trop de questions élémentaires laissées en blanc – et, tout simplement, trop de non-sens pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme professé par Foucault, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.
À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.
Sommaire : I. L’objectivité, la connaissance et le pouvoir (conférence, 2000) ; II. Remarques sur le problème de la vérité chez Nietzsche et sur Foucault lecteur de Nietzsche (essai inédit, 2013-2015) : 1. Ce qui est connu doit-il être vrai ? ; 2. La connaissance sans vérité et la vérité sans vérité ; 3. La vérité pourrait-elle n’être pas la cause de la connaissance, mais son effet ?; 4. La volonté du vrai et la volonté de la distinction du vrai et du faux ; 5. Nietzsche, la « preuve de force » et la « preuve de vérité » de la foi ; 6. La volonté de savoir et la volonté de croire ; 7. La recherche de la connaissance véritable et de la vérité vraie ; 8. Peut-il y avoir une histoire de la vérité ? ; 9. Le concept d’« alèthurgie » : la vérité et ses manifestations.
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.



dimanche 17 avril 2016

vidéo: Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir





jeudi 7 avril 2016 , à la librairie Tropiques 


Jacques Bouveresse
Nietzsche contre Foucault 
Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Agone
Bans d'essais
25 janvier 2016

Présentation de l'éditeur
Et si Nietzsche, dont Foucault s’est tant réclamé, parlait souvent contre lui ?
La plupart des expressions typiques de Foucault dans lesquelles le mot « vérité » intervient comme complément – « production de la vérité », « histoire de la vérité », « politique de la vérité », « jeux de vérité », etc. – reposent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses que Frege considérait comme essentiel de distinguer : l’être-vrai et le tenir-pour-vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur cette différence radicale qui existe entre ce qui est vrai et ce qui est cru vrai : « La vérité et la croyance que quelque chose est vrai : deux univers d’intérêts tout à fait séparés l’un de l’autre, presque des univers opposés ; on arrive à l’un et à l’autre par des chemins fondamentalement différents », écrit-il dans L’Antéchrist. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même.
Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui – le plus souvent sans discussion – que Foucault aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles entre vérité, connaissance et pouvoir, trop de questions élémentaires laissées en blanc – et, tout simplement, trop de non-sens pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme professé par Foucault, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.
À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.
Sommaire : I. L’objectivité, la connaissance et le pouvoir (conférence, 2000) ; II. Remarques sur le problème de la vérité chez Nietzsche et sur Foucault lecteur de Nietzsche (essai inédit, 2013-2015) : 1. Ce qui est connu doit-il être vrai ? ; 2. La connaissance sans vérité et la vérité sans vérité ; 3. La vérité pourrait-elle n’être pas la cause de la connaissance, mais son effet ?; 4. La volonté du vrai et la volonté de la distinction du vrai et du faux ; 5. Nietzsche, la « preuve de force » et la « preuve de vérité » de la foi ; 6. La volonté de savoir et la volonté de croire ; 7. La recherche de la connaissance véritable et de la vérité vraie ; 8. Peut-il y avoir une histoire de la vérité ? ; 9. Le concept d’« alèthurgie » : la vérité et ses manifestations.
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.



vendredi 1 avril 2016

écouter: Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir


écouter: Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Les Nouveaux chemins de la connaissance par Géraldine Mosna-Savoye, 01.04.2016

Jacques Bouveresse
Nietzsche contre Foucault 
Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Agone
Bans d'essais
25 janvier 2016

Présentation de l'éditeur
Et si Nietzsche, dont Foucault s’est tant réclamé, parlait souvent contre lui ?
La plupart des expressions typiques de Foucault dans lesquelles le mot « vérité » intervient comme complément – « production de la vérité », « histoire de la vérité », « politique de la vérité », « jeux de vérité », etc. – reposent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses que Frege considérait comme essentiel de distinguer : l’être-vrai et le tenir-pour-vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur cette différence radicale qui existe entre ce qui est vrai et ce qui est cru vrai : « La vérité et la croyance que quelque chose est vrai : deux univers d’intérêts tout à fait séparés l’un de l’autre, presque des univers opposés ; on arrive à l’un et à l’autre par des chemins fondamentalement différents », écrit-il dans L’Antéchrist. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même.
Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui – le plus souvent sans discussion – que Foucault aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles entre vérité, connaissance et pouvoir, trop de questions élémentaires laissées en blanc – et, tout simplement, trop de non-sens pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme professé par Foucault, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.
À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.
Sommaire : I. L’objectivité, la connaissance et le pouvoir (conférence, 2000) ; II. Remarques sur le problème de la vérité chez Nietzsche et sur Foucault lecteur de Nietzsche (essai inédit, 2013-2015) : 1. Ce qui est connu doit-il être vrai ? ; 2. La connaissance sans vérité et la vérité sans vérité ; 3. La vérité pourrait-elle n’être pas la cause de la connaissance, mais son effet ?; 4. La volonté du vrai et la volonté de la distinction du vrai et du faux ; 5. Nietzsche, la « preuve de force » et la « preuve de vérité » de la foi ; 6. La volonté de savoir et la volonté de croire ; 7. La recherche de la connaissance véritable et de la vérité vraie ; 8. Peut-il y avoir une histoire de la vérité ? ; 9. Le concept d’« alèthurgie » : la vérité et ses manifestations.
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.



vendredi 8 janvier 2016

Rencontres avec Jacques Bouveresse, autour de son livre Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir


Rencontres avec Jacques Bouveresse, autour de son livre Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir 

Les prochaines rencontres seront ajoutées au fur et à mesure , mise à jour le 23.02.2016


vendredi 12 février 2016 à 19h30
à la librairie Atout-Livre
23 bis avenue Daumesnil
Paris 12e

jeudi 10 mars 2016 à 20h
à la librairie Le Livre
24 Place du Grand Marché
Tours

mercredi 30 mars 2016 à 19h
à la librairie Le Livre Écarlate
31 rue du Moulin Vert
Paris 14e

jeudi 7 avril 2016 à 19h30
à la librairie Tropiques
63 Rue Raymond Losserand
Paris (14)

Jacques Bouveresse
Nietzsche contre Foucault 
Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Agone
Bans d'essais
25 janvier 2016

Présentation de l'éditeur
Et si Nietzsche, dont Foucault s’est tant réclamé, parlait souvent contre lui ?
La plupart des expressions typiques de Foucault dans lesquelles le mot « vérité » intervient comme complément – « production de la vérité », « histoire de la vérité », « politique de la vérité », « jeux de vérité », etc. – reposent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses que Frege considérait comme essentiel de distinguer : l’être-vrai et le tenir-pour-vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur cette différence radicale qui existe entre ce qui est vrai et ce qui est cru vrai : « La vérité et la croyance que quelque chose est vrai : deux univers d’intérêts tout à fait séparés l’un de l’autre, presque des univers opposés ; on arrive à l’un et à l’autre par des chemins fondamentalement différents », écrit-il dans L’Antéchrist. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même.
Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui – le plus souvent sans discussion – que Foucault aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles entre vérité, connaissance et pouvoir, trop de questions élémentaires laissées en blanc – et, tout simplement, trop de non-sens pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme professé par Foucault, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.
À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.
Sommaire : I. L’objectivité, la connaissance et le pouvoir (conférence, 2000) ; II. Remarques sur le problème de la vérité chez Nietzsche et sur Foucault lecteur de Nietzsche (essai inédit, 2013-2015) : 1. Ce qui est connu doit-il être vrai ? ; 2. La connaissance sans vérité et la vérité sans vérité ; 3. La vérité pourrait-elle n’être pas la cause de la connaissance, mais son effet ?; 4. La volonté du vrai et la volonté de la distinction du vrai et du faux ; 5. Nietzsche, la « preuve de force » et la « preuve de vérité » de la foi ; 6. La volonté de savoir et la volonté de croire ; 7. La recherche de la connaissance véritable et de la vérité vraie ; 8. Peut-il y avoir une histoire de la vérité ? ; 9. Le concept d’« alèthurgie » : la vérité et ses manifestations.
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.



jeudi 11 juin 2015

Alfred Döblin, Savoir et changer. Lettres ouvertes à un jeune homme, Préface de Jacques Bouveresse


Alfred Döblin  
Savoir et changer
Lettres ouvertes à un jeune homme  
Traduit de l’allemand par Damien Missio
Préface de Jacques Bouveresse
Agone
Banc d'essais 
2015

Présentation de l'éditeur
Avant-propos de Marie Hermann et Jean-Jacques Rosat
« Obéissance, assiduité, pragmatisme sont des vertus de soldat et de serviteur, d’employé, de larbin. Ce sont les vertus d’une fourmi, non pas d’une personne humaine. Qu’on montre pour quelle raison une collectivité a le droit de sacrifier des hommes, de transformer des personnes en machines. Qui plus est, on n’a pas fait cela ici – et dans beaucoup d’autres lieux – au profit d’une collectivité mais au profit d’une classe seigneuriale. Voilà la vérité fondamentale, le fin mot de l’histoire. »
« Cette panique dans la bourgeoisie ! Ils se rendent enfin compte qu’ils ne tiennent plus les rênes et que ça ne peut plus continuer ainsi ! Ils vont consentir à ouvrir les yeux, sinon ils passent sous les roues ! Oui, Marx avait raison sur ce point : le capitalisme a élevé lui-même son fossoyeur – ils ont construit des usines, se sont étendus mais, en même temps, les ouvriers aussi ont grandi et, un jour, ça ne va plus sans eux et, un jour, ils ont eux aussi des idées libérales sous une forme compacte, quasiment en béton et, un jour, ils ont tout le pouvoir, et alors quoi ? »
Dans cette série de lettres écrites en 1930 à un étudiant qui le questionnait sur son positionnement dans les débats de son époque, Döblin développe une réflexion sur le rôle des intellectuels dans la société. Convaincu que ceux-ci expriment naturellement ce que leur classe prescrit, il les incite à se rapprocher des ouvriers, seuls porteurs des idées de liberté autrefois bourgeoises. Mais il reste méfiant vis-à-vis de Marx et de Lénine, à qui il concède les « bonnes bases » du matérialisme historique mais reproche un « messianisme pur jus », préférant affirmer les principes d’un « vrai » socialisme : liberté, rassemblement spontané des hommes, refus de toute contrainte, indignation face à l’injustice, tolérance et pacifisme.
Né au sein de la bourgeoise juive allemande, Alfred Döblin (1878–1957) déménage très tôt pour Berlin, ville qui a profondément influencé son œuvre et où il vivra jusqu’à son exil à Paris en 1933 – qu’il fuira en 1940 pour les États-Unis. Pendant la Première Guerre mondiale, il est affecté comme médecin militaire en Lorraine puis en Alsace, expérience qui nourrit le premier des quatre tomes du roman historique Novembre 1918. Toute son œuvre demeurera largement méconnue, notamment en raison du succès, dès sa parution en 1929, de Berlin Alexanderplatz. Une situation dont Döblin souffre dès son retour en Allemagne en 1945, où il peine à se faire entendre et éditer.

jeudi 27 mars 2014

en ligne: La reconstruction de la raison. Dialogues avec Jacques Bouveresse, Sous la direction de Claudine Tiercelin

La reconstruction de la raison
Dialogues avec Jacques Bouveresse
Sous la direction de Claudine Tiercelin
Philosophie de la connaissance
Collège de France
2014

Note de l’éditeur
Ce livre est issu du premier colloque organisé en France autour de la pensée et de l'oeuvre de Jacques Bouveresse. Il s'est tenu les 27, 28 et 29 mai 2013 au Collège de France, à l'initiative de Claudine Tiercelin (chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance). Les vidéos de ce colloque sont accessibles sur le site web du Collège de France (à la page de Claudine Tiercelin). 
La raison était supposée autrefois constituer ce qui unit les êtres humains. Elle n'a plus à présent de forme unitaire et dominante ; elle est au contraire fragmentée en une multitude de rationalités diverses, réelles ou supposées telles, qui coexistent de façon conflictuelle. Parmi les philosophes qui ont le plus compté au cours du XXe siècle, bien peu ont été des défenseurs de la raison et des Lumières ; et certains de ceux qui ont exercé (et continuent encore aujourd'hui à exercer) l'influence la plus considérable ont été ses adversaires declarés. Notre époque a même été confrontée à un processus d'"irrationalisation de la science", dont certains de nos maîtres à penser postmodernes ont essayé de nous convaincre qu'elle n'était en aucune façobn le produit exemplaire de la raison et de l'effort pour tendre à une connaissance objective de la réalité.
On peut néanmoins percevoir depuis quelque temps, à des signes divers, qu'au lieu de tenir la raison pour responsable de la plupart des maux de notre époque, il se pourrait bien que la seule solution qui s'offre désormais à nous soit de nous décider à lui accorder réellement une nouvelle chance. Jusqu'à quel point et à quel prix la raison peut-elle espérer réussir à reconquérir au moins en partie le rôle qu'elle a joué autrefois comme faculté d'unité et d'universalité ? C'est une entreprise évidemment difficile et problématique, qui suppose notamment que l'on ait répondu de façon suffisamment claire et convaincante à la question de savoir ce qui peut être conservé et ce qui doit être abandonné dans l'héritage des Lumières.

en ligne sur OpenEdition Books:


Les raisons de croire et les raisons d'agir

Aude Bandini
(De quoi) Alexis Alexandrovitch est-il coupable ?

Croyances irrationnelles et responsabilité épistémique

Jean-Matthias Fleury
Souveraineté de la raison

Les voies de la raison. Métaphysique, analyse conceptuelle, littérature

Catrin Missellhorn
Les idées métaphilosophiques de Musil 
Entre le naturalisme philosophique et la philosophie comme littérature

Quel rationalisme?

Conclusions

Claudine Tiercelin
Raison et sensibilité



(source: OpenEdition Books)