ISSN : 2269-5990
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mardi 28 mai 2024

livre audio gratuit pour les personnes ayant des difficultés de lecture: Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès

 

livre audio gratuit pour les personnes ayant des difficultés de lecture:
Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès, décortiqué et démonté par le philosophe Jacques Bouveresse à partir des critiques de Karl Kraus, Robert Musil, George Orwell, Ludwig Wittgenstein et Georg Henrik von Wright,  Marseille, Agone, « Cent mille signes », 2017
 
Durée: 2h. 10min. 
Produit par: Association Valentin Haüy
Bibliothèque Sonore Romande
 
 










vendredi 12 janvier 2024

Jacques Bouveresse, La Passion de l'exactitude. Robert Musil et la philosophie

 

 

Jacques Bouveresse

La Passion de l'exactitude

Robert Musil et la philosophie

Préface de Florence Vatan

Hors d'atteinte

Faits & idées

2024



Présentation de l'éditeur

Musil dit de la littérature qu'elle utilise des connaissances, mais n'en produit pas de spécifiques. Il admet en revanche que certaines philosophies réussissent à nous procurer une connaissance ; d'autres agissent sur l'esprit d'une façon qui ressemble davantage à celle de certaines œuvres littéraires.

Pourquoi Jacques Bouveresse (1940-2021) s'est-il autant intéressé à Robert Musil (1880-1942), un écrivain bien éloigné de la philosophie traditionnelle ? Ils partageaient sans nul doute une grande indépendance, un attrait pour la philosophie des chemins de traverse, une profonde méfiance à l'égard des modes et une préoccupation pour les notions de vérité et de croyance. Jusqu'à la fin de sa vie, Bouveresse aura défendu l'idée que Musil était un penseur utile dans les temps obscurs et incertains où nous vivons. Dans ce texte inédit, il en profite pour opérer un retour critique sur sa propre discipline et s'interroge autant sur son sens que sur sa légitimité. 

 

mercredi 25 octobre 2023

à paraître: Jacques Bouveresse, La Passion de l'exactitude. Robert Musil et la philosophie

 

 

Jacques Bouveresse

La Passion de l'exactitude

Robert Musil et la philosophie

Préface de Florence Vatan

Hors d'atteinte

Faits & idées

janvier 2024



Présentation de l'éditeur

Jacques Bouveresse interroge la philosophie, sa légitimité et son sens, à partir de l'œuvre de l'écrivain Robert Musil.

Musil dit de la littérature qu’elle utilise des connaissances, mais n’en produit pas de spécifiques. Il admet en revanche que certaines philosophies réussissent à nous procurer une connaissance ; mais d’autres agissent sur l’esprit d’une façon bien différente, qui ressemble davantage à celle dont le font certaines œuvres littéraires.

Pourquoi Jacques Bouveresse s’est-il autant intéressé à Robert Musil (1880-1942), un écrivain bien éloigné de la philosophie traditionnelle ? Ils partageaient sans nul doute une grande indépendance, un attrait pour la philosophie des chemins de traverse, une profonde méfiance à l’égard des modes et une préoccupation pour les notions de vérité ou de croyance.

Dans ce texte inédit, le philosophe mort en 2021 profite de son dialogue avec Musil pour opérer un retour critique sur sa propre discipline et s’interroger autant sur son sens que sur sa légitimité. 

Jacques Bouveresse avait déjà abordé l’œuvre de Robert Musil dans deux ouvrages : L'Homme probable, le hasard, la moyenne et l'escargot, publié chez L'Éclat en 1993 (rééd. 2004) ; et La Voix de l'âme et les chemins de l'esprit. Dix études sur Robert Musil, publié au Seuil en 2001. Il s’y intéresse notamment aux notions de possible et de probable autour desquelles Musil a ordonné sa philosophie du devenir de l'humanité et sa conception de l'histoire. Selon ses propres dires, l’écrivain autrichien né en 1880 et mort en 1942, auteur du magistral L’Homme sans qualités (1930), est le penseur dont il s’est senti le plus proche.

Pourquoi Jacques Bouveresse s’est-il autant intéressé à un écrivain dont le projet intellectuel est très éloigné des modes de réflexion philosophiques traditionnels ? On peut y voir un parti pris frondeur et l’expression d’une philosophie buissonnière, adepte des chemins de traverse de la « discipline reine » du champ intellectuel français.

Jacques Bouveresse s’est retrouvé dans cet écrivain intempestif et dissident, profondément méfiant à l’égard des modes et des certitudes du moment, qui défendait des thèses à contre-courant de l’irrationalisme ambiant et traçait sa voie en toute indépendance. La marginalité de Musil, à la fois subie et assumée, le plaçait dans une position d’extériorité d’où il pouvait analyser avec une grande lucidité les débats littéraires et intellectuels de son époque.

Ce texte-ci, inédit et resté inachevé, est issu d'une conférence donnée à l’université de Vienne en octobre 2008 sous le titre « Robert Musil et la philosophie », repris et complété en septembre 2010 à l’occasion d’un colloque à la Sorbonne intitulé « Musil et Wittgenstein ». Nous ne saurons jamais si Jacques Bouveresse projetait d’en faire un livre, comme le suggère l’intitulé du fichier informatique retrouvé sur son ordinateur, « MUSIL II », ou un long essai.

S’intéressant aux préoccupations philosophiques de Musil, qu’il s'agisse de philosophies singulières (Wittgenstein, l’École de Vienne, Nietzsche) ou de problèmes spécifiques comme la question de la croyance, celle de la connaissance littéraire, la valeur de la vérité, ou encore les mésalliances entre littérature et philosophie telles que Bouveresse les diagnostique dans la philosophie postmoderne, Bouveresse s'interroge sur ce qui constitue la légitimité d’une parole philosophique, en marge des balises disciplinaires et des vogues intellectuelles – question qui reste centrale et d'une grande actualité. Il aborde également la nature équivoque de la philosophie, tiraillée entre une orientation scientifique et une orientation littéraire, entre un versant systématique et un versant essayiste. Son dialogue avec Musil lui permet enfin d’opérer un retour critique sur sa propre discipline et de s’interroger sur ce que philosopher veut dire.

Jusqu’à la fin de sa vie, Jacques Bouveresse a défendu l’idée que Musil était un penseur utile dans les temps obscurs et incertains où nous vivons. 

 

 

 

lundi 8 juin 2020

dimanche 5 janvier 2020

en ligne: 3 contributions de Jacques Bouveresse à des ouvrages collectifs (sur OpenEdition Books, 2019)



en ligne: 3 contributions de Jacques Bouveresse à des ouvrages collectifs (sur OpenEdition Books, 2019)




Jacques Bouveresse, Robert Musil, la tâche de la littérature et la fonction sociale de l’écrivain

in Eveline Pinto (dir.), L'écrivain, le savant et le philosophe

Éditions de la Sorbonne, 2003

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Jacques Bouveresse, À Pierre Bourdieu, la philosophie reconnaissante

in Eveline Pinto (dir.), Penser l'art et la culture avec les sciences sociales

Éditions de la Sorbonne, 2002




Jacques Bouveresse, Savoir, croire et agir

in Henri Van Camp (dir.), Savoir, faire, espérer : Les limites de la raison

Presses de l’Université Saint-Louis, 1976

dimanche 17 mars 2013

Sophie Djigo, La raison vivante : Robert Musil et la vérité romanesque, Préface de Jacques Bouveresse

Sophie Djigo
La raison vivante
Robert Musil et la vérité romanesque
Préface de Jacques Bouveresse 
L'improviste
2013

Présentation de l'éditeur
La Raison vivante Robert Musil et la vérité romanesque La raison est-elle incapable de nous faire agir ? Lui faut-il nécessairement le secours de quelque désir ou passion afin de nous émouvoir, et en dernière instance, de nous mouvoir ? C'est ce reproche bien connu, qui discrédite les pouvoirs de la raison sous prétexte de son inertie, que ce livre entreprend de discuter et de contester. Aux antipodes de la vision caricaturale d'une rationalité aride et abstraite, privée d'efficacité pratique, l'auteure puise dans la pensée et les oeuvres de Robert Musil, les éléments d'une raison vivante et expressive, qui s'adresse à l'intellect autant qu'à la volonté. Les pensées qui proviennent de la raison ne sont pas mortes et nous n'y sommes pas insensibles ; ce sont des pensées vivantes, qui nous « parlent » et nous sollicitent. En examinant les pouvoirs expressifs de la raison, ce livre aborde les questions de la nature de la rationalité pratique, du pouvoir des idées morales et de la possibilité d'une connaissance littéraire.  
Sophie Djigo est agrégée et docteur en philosophie Ses travaux portent sur la rationalité pratique, l'éthique littéraire et la philosophie morale.

mercredi 13 février 2013

Réimpression: Jacques Bouveresse, Robert Musil L’homme probable, le hasard, la moyenne et l’escargot de l'histoire

Jacques Bouveresse
Robert Musil
L’homme probable, le hasard, 

la moyenne et l’escargot de l'histoire
Troisième édition
éditions de l’éclat
2013

Présentation de l'éditeur
Robert Musil (1880-1942) a fait, sur le calcul des probabilités et les applications à la fois prometteuses et hasardeuses que l'on était tenté depuis longtemps d'en faire à l'étude des phénomènes moraux, sociaux et politiques, des lectures détaillées et approfondies dont on trouve des traces nombreuses et importantes dans L'Homme sans qualités. Le triomphe du mode de pensée statistique et l'avènement de ce qu'on pourrait appeler «l'homme statistique», qui tendent à rendre les individus, les idées et les événements presque complètement interchangeables et à peu près indifférents pour ce qui est du résultat global que l'on peut escompter, constituent un aspect essentiel de la difficulté qu'éprouve l'homme d'aujourd'hui à se percevoir encore comme une personne privée et de la crise que traverse l'individualisme de type traditionnel, dont Musil pense que la phase héroïque est en train de s'achever.
Il n'est pas exagéré de dire que le possible et le probable constituent les deux notions centrales autour desquelles Musil a ordonné sa philosophie du devenir de l'humanité et sa conception de l'histoire. La tâche de l'écrivain et de l'artiste, tels qu'il les conçoit, est de faire surgir de nouvelles possibilités; mais ils doivent savoir en même temps que ce qui se réalise est finalement toujours le plus probable, ce qui explique l'impression que donne l'histoire de se répéter toujours de la même façon et de suivre un chemin qui ne mène à aucune destination et ne correspond à aucun progrès qui nous en rapproche de façon perceptible. Puisque l'histoire humaine n'est pas, selon Musil, celle du génie, mais celle de l'homme moyen, la question qui se pose à l'écrivain est de savoir comment il peut espérer se faire comprendre de la moyenne et transformer la fatalité apparente que représentent le retour inévitable du système qu'il s'efforce de transformer à un état moyen et le rétablissement assuré du règne de la moyenne en une chance authentique pour l'humanité.

mardi 11 décembre 2012

video: Jacques Bouveresse, Musil, l’homme sans qualités, Citéphilo, 17 novembre 2012


Jacques Bouveresse, philosophe, professeur honoraire au Collège de France
présentation:
Sophie Djigo, professeure de philosophie au Lycée Alexandre Ribot de Saint Omer
Gérard Engrand, philosophe, ancien directeur de l'école Nationale d'Architecture et du paysage de Lille 
Citéphilo, 17 Novembre 2012 

video: Musil, l’homme sans qualités

Téléchargement: 

mercredi 9 mars 2011

Stéphane Gödicke, Désordres et transgressions chez Robert Musil

Stéphane Gödicke
Désordres et transgressions chez Robert Musil
Presses Sorbonne Nouvelle
2006


Présentation de l'éditeur
Dans L'homme sans qualités, Robert Musil se propose de caricaturer les grands systèmes de pensée qui définissent son époque : Le roman se fait alors non seulement le reflet des ordres et des désordres de la société mais devient également une entreprise de destruction des grands idéaux. Il aurait ainsi une finalité secrète : celle d'«humilier l'Idéal», et ses différents représentants.

Dans cet ouvrage, les ordres et les désordres structurant les champs philosophique, politique et juridique sont passés au crible d'une analyse des discours articulée à une approche littéraire des thèmes et des motifs chers à Robert Musil. La transgression, et particulièrement la transgression de nature sexuelle, joue ici un rôle moteur, car elle permet à la fois de contester l'ordre établi et d'inciter à construire un ordre nouveau. La transgression apparaît alors dans sa double nature, à la fois créatrice et destructrice, et ce que manifeste le caractère fondamentalement ouvert de l'oeuvre de Robert Musil : telle est en tout cas la thèse défendue par Stéphane Gödicke.

mardi 8 mars 2011

Florence Vatan, Robert Musil et la question anthropologique (Préface de Jacques Bouveresse)

Florence Vatan
Robert Musil et la question anthropologique 
préface de Jacques Bouveresse
PUF
2000

Présentation de l'éditeur
" La créature humaine est capable aussi bien de pratiquer l'anthropophagie que d'écrire la Critique de la raison pure " (Essais, p.141). Comment penser l'homme sans avoir à postuler - sur le mode des anthropologies philosophiques traditionnelles - une " nature " humaine dotée d'attributs définis ? Tel est le problème soulevé par Robert Musil dans son œuvre essayiste et romanesque. La seule " vérité " anthropologique que l'on puisse énoncer est négative : l'homme ne possède pas de forme propre, sinon celles que lui donne la réalité socioculturelle constituant son horizon de pensée et d'expérience.
Au regard de cet " amorphisme " constitutif, l'idéal d'un sujet autonome et souverain se révèle illusoire. Musil pose les fondements théoriques de son intuition en mobilisant différentes perspectives scientifiques : l'ethnologie, le calcul des probabilités et - en premier lieu - la psychologie de la forme (Gestaltpsychologie). Son roman L'Homme sans qualités devient le site expérimental d'un dialogue avec ces différents savoirs dans le cadre d'une enquête sur les formes possibles de l'expérience humaine. La signification politique d'un tel projet devient manifeste à la lumière du contexte idéologique de l'entre-deux-guerres.
L'anthropologie musilienne oppose une fin de non-recevoir aux théories raciales et aux morphologies culturelles ainsi qu'à leur définition normative des types humains. On voit se dessiner - à travers cette étude de l'œuvre musilienne sous l'angle inédit de la question anthropologique - la figure d'un écrivain remarquablement attentif aux controverses idéologiques ainsi qu'à l'évolution politique de l'Europe des années vingt et trente.
La réponse de Musil à ce qu'il perçoit comme une crise de l'homme européen se fonde sur une écriture littéraire nourrie d'une vaste culture scientifique.


Florence Vatan is Assistant Professor of French, Italian and Comparative Literature at UWM. She is author of the book Robert Musil et la question anthropologique (Man as a Question: Robert Musil's Anthropology) (Presses universitaires de France, 2000) and has articles in Austriaca, Nineteenth-Century French Studies, and The French Review. Her research at the Center explores Flaubert's and Baudelaire's critical dialogue with medicine, focussing especially on the ways in which medicine contributed to the elaboration of their aesthetics and their quest for artistic autonomy. She is currently finishing a book on this topic.

jeudi 24 février 2011

Kevin Mulligan (Hrsg.), Armin Westerhoff (Hrsg.), Robert Musil - Ironie, Satire, falsche Gefühle

Kevin Mulligan (Hrsg.), Armin Westerhoff (Hrsg.)
Robert Musil - Ironie, Satire, falsche Gefühle
Mentis Verlag
2009




Seit Mitte der 1920er Jahre treten in Robert Musils Werk zunehmend ironische und kritische Töne auf. Sein Hauptwerk, der Roman »Der Mann ohne Eigenschaften« (1930-1932), präsentiert ein Panoptikum falscher Weltanschauungen, während der immer noch zu selten beachtete »Nachlaß zu Lebzeiten« (1935/36) bissige Zeitdiagnose in satirischen Kurztexten versammelt.

Die Autoren dieses Bandes folgen Musils kritischen und polemischen Denkanstößen und demonstrieren deren philosophische Relevanz. Dabei werden auch die kritische Rezeption Nietzsches und der >Weltanschauungsphilosophie< sowie Bezüge zu Scheler und zur Gegenwartsphilosophie berücksichtigt. Anhand literaturhistorischer Vergleiche mit dem französischen Roman (Stendhal, Flaubert) und Autoren aus seinem Umfeld (Kafka, Kraus, Roth) wird Musils eigene Position deutlicher bestimmt. Ausdrücklich tritt neben die Analyse des ironisch-satirischen Stils Musils die Auseinandersetzung mit den Gegenständen seiner Kritik: Dummheit, Kitsch und ‚falschen Gefühlen’.

Mit Beiträgen von Bernhard Böschenstein, Jacques Bouveresse, Stéphane Gödicke, Villö Huszai, Stefan Imhoof, Patrizia Lombardo, Catrin Misselhorn, Dominik Müller, Kevin Mulligan, Philip Payne, Gerhard Schurz, Peter Utz, Florence Vatan, Armin Westerhoff

Die Herausgeber/innen

Kevin Mulligan

geb. 1951, Studium der Philosophie am Trinity College, Cambridge, und in Tübingen, Promotion...
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Armin Westerhoff

geb. 1967, Studium der Germanistik, Philosophie und der englischen Literatur in Heidelberg,...
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Inhaltsverzeichnis

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Einleitung

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Rezension

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Rezension

NZZonline, 2. April 2009

Klaviergefühle Jdl. Auf «Klaviergefühle» wollte er nicht...
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lundi 21 février 2011

en ligne: revue Agone, 35-36 | 2006 "Les guerres de Karl Kraus"

revue Agone, 35-36 | 2006
"Les guerres de Karl Kraus"

Agone3536_une
Sous la direction de Thierry Discepolo et Jean-Jacques Rosat

Présentation de l'éditeur
« Karl Kraus est le seul Autrichien de ce siècle à avoir gagné deux guerres mondiales » (Hans Weigel)
Il a moralement gagné la première notamment en publiant, avec Les Derniers Jours de l’humanité, un des réquisitoires les plus impitoyables qui aient jamais été conçus contre elle et contre la guerre en général. Et il n’y a rien d’artificiel ou d’exagéré dans le fait de suggérer qu’il a gagné également de façon anticipée la deuxième, en écrivant, en 1933, avec la Troisième nuit de Walpurgis, un des textes les plus perspicaces et les plus puissants qui aient été produits sur une catastrophe dont il n’a pourtant vécu que les débuts, puisqu’il est mort en 1936, avant d’avoir connu le pire. Suivant la parution simultanée, à l’hiver 2005, de la traduction de ces deux ouvrages en français, ce numéro est consacré à certains aspects des nombreuses guerres que Kraus a menées non seulement contre la guerre, mais également contre le mensonge, la corruption, l’inhumanité et la barbarie sous toutes leurs formes. Ce numéro est issu d’un colloque organisé au Collège de France, le 29 mars 2005, sous la direction de Jacques Bouveresse et Gerald Stieg (voir les videos), et dédié à la mémoire d’un autre intellectuel autrichien, disparu récemment, qui a mené, lui aussi, toute sa vie un combat infatigable pour la cause de la liberté et de la justice : Felix Kreilssler (1917-2004), résistant, déporté à Buchenwald, professeur émérite à l’université de Rouen et créateur de la revue Austriaca. Cahiers universitaires d’information sur l’Autriche.
Cette livraison de la revue Agone est publiée avec le concours du Collège de France.

video: Colloque Les guerres de Karl Kraus, 29 mars 2005


Voir les vidéos sur le site des Archives Audiovisuelles de la Recherche

Hommage à Felix Kreissler
Gerald  STIEG , Professeur des universités, Institut d’Allemand et Centre Universitaire d’Asnières, Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris III, France

Freud et les conséquences . Kraus et la psychanalyse, ou les enjeux éthiques et esthétiques d'une hostilité
Jean-François  LAPLENIE - Études Germaniques, Université Paris Sorbonne-Paris III, France

Table ronde : La langue de Kraus et la traduction
Jean-Louis  BESSON - Arts du Spectacle, Université de Paris-X Nanterre, France ; Henri  CHRISTOPHE , Traducteur allemand-français, Paris, France ; Pierre  DESHUSSES , Auteur, traducteur, Paris, France

Kraus contre Musil : la guerre du silence
Stéphane  GÖDICKE , Lycée franco-allemand, Buc, France

Apprendre à voir des abîmes là où sont des lieux communs : le satiriste et la pédagogie de la Nation
Jacques  BOUVERESSE - Philosophie du langage et de la connaissance, Professeur au Collège de France, Paris, France

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voir également:
Lire en ligne la revue Agone, 35-36 | 2006 "Les guerres de Karl Kraus"