voir également Jacques Bouveresse, Fellag, Philippe Claudel 🎼 avec Zora et Khalil Chahine #125
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Table ronde
Jacques Bouveresse, philosophe « autrichien » au pays de Descartes
(suivie d’une lecture de textes par Denis Podalydès)
Entrée gratuite
Maison Heinrich Heine – Fondation de l’Allemagne
Cité internationale universitaire de Paris
27 C, boulevard Jourdan, 75014 Paris
à paraître:
Rudolf Carnap, La syntaxe logique du langage
Traduit de l'anglais et présenté par Jacques Bouveresse
Préface par Pierre Wagner
Gallimard
Bibliothèque de Philosophie
2026
Publié en allemand en 1934 puis dans une version augmentée en anglais en 1937, un essai classique de la philosophie du XXe siècle dans lequel l'auteur introduit une nouvelle méthode philosophique fondée sur la distinction entre langage et métalangage ainsi qu'une nouvelle approche syntaxique de l'analyse du langage.
Salon Philo, Christian Bonnet, Jocelyn Benoist et Pierre Wagner, présentent le numéro 96 de la revue Austriaca consacrée au philosophe Jacques Bouveresse.
Austriaca, No 96. Jacques Bouveresse, Philosophe "Autrichien" au pays de Descartes. Études réunies par Christian Bonnet et Ute Weinmann. PURH
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Bibliothèque Cuzin, 22 mai 2025
HEINRICH HERTZ
Les Principes de la mécanique, présentés selon une nouvelle organisation.
Préface de l’auteur (II)
Traduit par Anouk Barberousse et Alexis Bienvenu, avec l’aide de Jacques Bouveresse, Guillaume Garreta et Jean-Jacques Rosat, Pages 5 à 28
Glossaire pour la traduction du texte Glossaire réalisé par Anouk Barberousse, et Alexis Bienvenu, avec l’aide de Jacques Bouveresse, Guillaume Garreta, et Jean-Jacques Rosat, Pages 29 à 32
in Revue Philosophie, n°164, 2025
éditions de Minuit
Austriaca, n° 96
Jacques Bouveresse,
philosophe « autrichien » au pays de Descartes
Coordination éditoriale de Christian Bonnet, Ute Weinmann
Presses universitaires de Rouen et du Havre
2025
Austriaca, n° 96
Jacques Bouveresse,
philosophe « autrichien » au pays de Descartes
Coordination éditoriale de Christian Bonnet, Ute Weinmann
Presses universitaires de Rouen et du Havre
2025
Présentation de l'éditeur
Figure historique d'Austriaca – dont il fut pendant plus trente-cinq ans membre du comité de rédaction, puis du comité scientifique – mais peu connu du grand public, car très éloigné des tribunes médiatiques, le philosophe Jacques Bouveresse (1940-2021) a exercé une influence majeure en France sur toute une génération de philosophes, tant par son enseignement à la Sorbonne, puis au Collège de France, que par son œuvre : une cinquantaine de livres et près de deux-cents articles publiés.
Outre différentes études consacrées à sa lecture et à sa contribution à la réception de Wittgenstein, de Kraus, de Musil ou du Cercle de Vienne, ainsi qu’à sa réflexion sur la question du langage et sur la musique, le présent numéro d’hommage comporte deux textes de Bouveresse : un inédit sur Ludwig Boltzmann et la traduction allemande d’un chapitre du Philosophe et le réel susceptible d’offrir aux germanophones un premier accès à son œuvre et d’en encourager, espérons-le, la traduction en allemand, comblant ainsi une lacune lourde de conséquences, comme le confirme l’étude de sa réception dans les pays de langue allemande. Le volume se clôt, enfin, sur plusieurs témoignages de collègues et personnalités qui lui rendent hommage de manière plus personnelle (Avant-propos de Christian Bonnet, extrait).
vidéo et texte intégral:
Dialogue sur la science et la politique, Jacques Bouveresse et Noam Chomsky
entretien avec Daniel Mermet au Collège de France le
31 mai 2010
Là-bas si j'y suis , 04.09.2024
Transcription (en trois parties) de : Jacques Bouveresse, Les intellectuels et les médias, un documentaire de Gilles L’Hôte, 2008, extrait de Jacques Bouveresse, Le besoin de croyance et le besoin de vérité. Les intellectuels et les médias. Deux Films de Gilles L'Hôte, © 2008 - A la Source du Savoir
Transcriptions par Serge Cospérec, sur son site Essais Critiques
Précisions de Serge Copérec sur son site: " Les titres reprennent le chapitrage du film, seules les
notes sont de moi ; j’ai conservé le style oral de l’entretien par
respect de Jacques Bouveresse ; je me suis contenté d’introduire une
ponctuation, de supprimer les répétitions, les hésitations et les bribes
de phrases abandonnées par Jacques Bouveresse quand il préférait
reformuler une idée. "
Jacques Bouveresse
La Passion de l'exactitude
Robert Musil et la philosophie
Préface de Florence Vatan
Hors d'atteinte
Faits & idées
2024
Présentation de l'éditeur
Musil dit de la littérature qu'elle utilise des connaissances, mais n'en produit pas de spécifiques. Il admet en revanche que certaines philosophies réussissent à nous procurer une connaissance ; d'autres agissent sur l'esprit d'une façon qui ressemble davantage à celle de certaines œuvres littéraires.
Pourquoi Jacques Bouveresse (1940-2021) s'est-il autant intéressé à Robert Musil (1880-1942), un écrivain bien éloigné de la philosophie traditionnelle ? Ils partageaient sans nul doute une grande indépendance, un attrait pour la philosophie des chemins de traverse, une profonde méfiance à l'égard des modes et une préoccupation pour les notions de vérité et de croyance. Jusqu'à la fin de sa vie, Bouveresse aura défendu l'idée que Musil était un penseur utile dans les temps obscurs et incertains où nous vivons. Dans ce texte inédit, il en profite pour opérer un retour critique sur sa propre discipline et s'interroge autant sur son sens que sur sa légitimité.
Jacques Bouveresse
On a souvent opposé deux conceptions de la musique: la musique « absolue » et autonome, qui n’a besoin de rien d’autre que ses propres moyens pour exprimer ce qu’elle a dire, et la « musique à programme », qui tend à rendre la signification de la musique dépendante d’éléments extra-musicaux. Pour Hanslick, défenseur par excellence de la musique absolue, elle n’est pas un langage, et surtout pas un langage expressif. Wittgenstein a une approche similaire lorsqu’il affirme : « la musique nous transmet elle-même ». Et les relations privilégiées que lui-même et sa famille ont entretenues avec la musique de Brahms et avec le compositeur incitent à le considérer comme un adepte de la conception hanslickienne. Le cas de Nietzsche est plus compliqué : après la rupture avec Wagner, il aurait pu se rapprocher de Brahms. Mais il a exclu cette possibilité et n’a pas non plus totalement cessé de considérer la musique comme un langage qui dispose de possibilités d’expression supérieures à celles de la langue verbale.
Jacques Bouveresse, philosophe, a été titulaire au Collège de France, de 1995 à 2010, de la chaire de Philosophie du langage et de la connaissance. Ses travaux ont porté notamment sur Wittgenstein, le Cercle de Vienne, la philosophie analytique, mais aussi sur la littérature (Kraus, Musil, Valéry) et la musique. Il a publié Percevoir la musique (Helmholtz et la théorie physiologique de la musique) et la trilogie du Parler de la musique aux Éditions L’improviste.
Jacques Bouveresse
La Passion de l'exactitude
Robert Musil et la philosophie
Préface de Florence Vatan
Hors d'atteinte
Faits & idées
janvier 2024
Présentation de l'éditeur
Jacques Bouveresse interroge la philosophie, sa légitimité et son sens, à partir de l'œuvre de l'écrivain Robert Musil.
Musil dit de la littérature qu’elle utilise des connaissances, mais n’en produit pas de spécifiques. Il admet en revanche que certaines philosophies réussissent à nous procurer une connaissance ; mais d’autres agissent sur l’esprit d’une façon bien différente, qui ressemble davantage à celle dont le font certaines œuvres littéraires.
Pourquoi Jacques Bouveresse s’est-il autant intéressé à Robert Musil (1880-1942), un écrivain bien éloigné de la philosophie traditionnelle ? Ils partageaient sans nul doute une grande indépendance, un attrait pour la philosophie des chemins de traverse, une profonde méfiance à l’égard des modes et une préoccupation pour les notions de vérité ou de croyance.
Dans ce texte inédit, le philosophe mort en 2021 profite de son dialogue avec Musil pour opérer un retour critique sur sa propre discipline et s’interroger autant sur son sens que sur sa légitimité.
Jacques Bouveresse avait déjà abordé l’œuvre de Robert Musil dans deux ouvrages : L'Homme probable, le hasard, la moyenne et l'escargot, publié chez L'Éclat en 1993 (rééd. 2004) ; et La Voix de l'âme et les chemins de l'esprit. Dix études sur Robert Musil, publié au Seuil en 2001. Il s’y intéresse notamment aux notions de possible et de probable autour desquelles Musil a ordonné sa philosophie du devenir de l'humanité et sa conception de l'histoire. Selon ses propres dires, l’écrivain autrichien né en 1880 et mort en 1942, auteur du magistral L’Homme sans qualités (1930), est le penseur dont il s’est senti le plus proche.
Pourquoi Jacques Bouveresse s’est-il autant intéressé à un écrivain dont le projet intellectuel est très éloigné des modes de réflexion philosophiques traditionnels ? On peut y voir un parti pris frondeur et l’expression d’une philosophie buissonnière, adepte des chemins de traverse de la « discipline reine » du champ intellectuel français.
Jacques Bouveresse s’est retrouvé dans cet écrivain intempestif et dissident, profondément méfiant à l’égard des modes et des certitudes du moment, qui défendait des thèses à contre-courant de l’irrationalisme ambiant et traçait sa voie en toute indépendance. La marginalité de Musil, à la fois subie et assumée, le plaçait dans une position d’extériorité d’où il pouvait analyser avec une grande lucidité les débats littéraires et intellectuels de son époque.
Ce texte-ci, inédit et resté inachevé, est issu d'une conférence donnée à l’université de Vienne en octobre 2008 sous le titre « Robert Musil et la philosophie », repris et complété en septembre 2010 à l’occasion d’un colloque à la Sorbonne intitulé « Musil et Wittgenstein ». Nous ne saurons jamais si Jacques Bouveresse projetait d’en faire un livre, comme le suggère l’intitulé du fichier informatique retrouvé sur son ordinateur, « MUSIL II », ou un long essai.
S’intéressant aux préoccupations philosophiques de Musil, qu’il s'agisse de philosophies singulières (Wittgenstein, l’École de Vienne, Nietzsche) ou de problèmes spécifiques comme la question de la croyance, celle de la connaissance littéraire, la valeur de la vérité, ou encore les mésalliances entre littérature et philosophie telles que Bouveresse les diagnostique dans la philosophie postmoderne, Bouveresse s'interroge sur ce qui constitue la légitimité d’une parole philosophique, en marge des balises disciplinaires et des vogues intellectuelles – question qui reste centrale et d'une grande actualité. Il aborde également la nature équivoque de la philosophie, tiraillée entre une orientation scientifique et une orientation littéraire, entre un versant systématique et un versant essayiste. Son dialogue avec Musil lui permet enfin d’opérer un retour critique sur sa propre discipline et de s’interroger sur ce que philosopher veut dire.
Jusqu’à la fin de sa vie, Jacques Bouveresse a défendu l’idée que Musil était un penseur utile dans les temps obscurs et incertains où nous vivons.
Jacques Bouveresse
Le Mythe moderne du progrès
Agone
Éléments
2023
Présentation de l'éditeur
Ce livre remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier celle fondée sur le progrès, et rappelle, d’une part, que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d’autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l’être humain.
Ces deux idées pourraient donner l’impression de relever du simple bon sens ; elles n’ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n’en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l’on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
Quand il s’interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d’apprécier les idées qu’il a développées, l’auteur suggère prudemment deux groupes, qu’il appelle les « conservateurs de la valeur » et les « intellectuels de gauche » – dont il constate, qu’il semble pour tout dire déjà moribond.
La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd’hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s’ils sont plus sensibles que d’autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu’il engendre, n’en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l’essentiel d’exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?
Première édition, « Cent-mille signes », 2017
vidéo:
Claudine Tiercelin, Paul Valéry et Jacques Bouveresse : quand deux Collégiens s’en vont en guerre contre la métaphysique
( Colloque 2022-2023 : Valéry au Collège de France
. Conférence du 15 juin 2023 )
Claudine Tiercelin est, depuis 2010, titulaire de la chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance au Collège de France et membre, depuis 2017, de l'Académie des sciences morales et politiques. Parmi ses dernières publications : Pragmatism and Vagueness, Mimesis, 2019 ; Le Ciment des Choses, petit traité de métaphysique scientifique réaliste, réédition avec une nouvelle préface, Ellott éditions, 2023 ; La post-vérité ou le dégoût du vrai, Intervalles, 2023 ; Connaissance philosophique et connaissance des essences, avec Alexandre Declos, 2023.
Colloque international organisé par William Marx et Matilde Manara dans le cadre de la chaire Littératures comparées avec le soutien de la Fondation du Collège de France et de la Fondation Hugot du Collège de France.
Isabelle Delpla, Emmanuel Pasquier, Olivier de Frouville, Bruno Gnassounou et Benjamin Bourcier
dans Éthique, politique, religions 2020 – 1, n° 16. Mythes de l'intériorité, du métaphysique au politique ?