ISSN : 2269-5990
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samedi 17 décembre 2022

vidéo et article: Jacques Bouveresse, La science, la métaphysique, la religion et la question de leur avenir

 
video sur le compte youtube du Collège de France: Jacques Bouveresse, La science, la métaphysique, la religion et la question de leur avenir
Colloque Hommage à Ernest Renan, Collège de France, 12 octobre 2012
 
 
 
 
Articles
 
première version  
dans Ernest Renan, La science, la religion, la République, Odile Jacob,Sous la direction de Henry Laurens, 2013, Page 203 à 223

 

 version complète et définitive  
Ernest Renan : la science, la métaphysique, la religion et la question de leur avenir , Collège de France,  Philosophie de la connaissance, 2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 20 juillet 2016

écouter: Jacques Bouveresse présente ses livres sur la religion


Jacques Bouveresse, Le danseur et sa corde, Citéphilo, 14 novembre 2014

Jacques Bouveresse, "Vérité, veracité et croyance" Congresso Português de Filosofia, 05/09/2014

Jacques Bouveresse, Le Danseur et sa corde. Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, Gottfried Keller et les difficultés de la foi. Jeudi Noir, 12.06.2014

Jacques Bouveresse, Croire est-il logique ?. Les Nouveaux chemins de la connaissance, 07.05.2014

Jacques Bouveresse et Roger Pouivet, Qu’est-ce que croire ? 18.11.2012, Citéphilo

Jacques Bouveresse, à la librairie Tropiques, 26 mars 2011

Jacques Bouveresse, Peut-on ne pas croire? Dans le cycle « Ma foi ! Croyances, religions, identité » radio Grenouille, 8 avril 2008

Jacques Bouveresse, L’éthique de la croyance et la question du "poids de l’autorité", octobre 2007


Jacques Bouveresse
Le Danseur et sa corde
Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, 
Gottfried Keller et les difficultés de la foi
Agone
Banc d'essais
2014

Présentation de l'éditeur
En écrivant ce livre, j’ai essayé de réaliser simultanément deux ambitions : celle de comprendre les raisons qui ont pu faire de Gottfried Keller un des écrivains que Wittgenstein admirait le plus, et celle de préciser ce que j’ai écrit sur les relations que ce philosophe a entretenues avec la religion. Ces deux objectifs convergent car peu de questions sont aussi présentes et aussi centrales dans l’œuvre du romancier que celle de la religion. De plus, l’espèce de « révélation » que Wittgenstein a eue lorsqu’il est entré en contact avec le texte de la version tolstoïenne de l’Évangile semble avoir marqué de fa- çon profonde sa relation avec le christianisme. Même le Tractatus comporte des formules qui ont parfois une ressemblance assez frappante avec ce que Wittgenstein avait pu lire dans l’ Abrégé de l’Évangile. Pour ce philosophe, « le penseur religieux honnête est comme un danseur de corde. Il marche, en apparence, presque uniquement sur l’air. Son sol est le plus étroit qui se puisse concevoir. Et pourtant on peut réellement marcher sur lui ».
Après Peut-on ne pas croire ? et Que faut-il faire de la religion ?, ce livre est le dernier volet d’une trilogie sur la philosophie de la religion. Pour Bouveresse, ce qui est en jeu, ce n’est pas le jugement à porter sur les dogmes, les croyances, etc., mais le regard à porter sur la foi elle-même comme attitude face à la vie. Les idées de Wittgenstein sont éclairées par leur mise en relation avec les récits et les réflexions de Keller – le plus grand romancier de langue allemande de la seconde moitié du XIXe siècle –, et par la confrontation avec Tolstoï, Nietzsche, Ibsen, et quelques autres.
Ce livre n’est issu ni de cours, ni de conférences, et c’est certainement l’un de ses plus personnels.

Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.


Jacques Bouveresse
Que peut-on faire de la religion ?
Suivi de deux fragments inédits de Ludwig Wittgenstein 
présentés par Ilse Somavilla
Traduction par Françoise Stoneborough
Agone
Banc d'essais
2011

Présentation de l'éditeur
« Dans le domaine des émotions, déclarait Bertrand Russell, je ne nie pas la valeur des expériences qui ont donné naissance à la religion. Mais pour parvenir à la vérité je ne peux admettre aucune autre méthode que celle de la science. » Aux yeux de Wittgenstein, au contraire, l’idéal religieux était la lumière la plus pure par laquelle nous puissions aspirer à être éclairés, et les hommes qui vivent dans la culture de la rationalité conquérante et du progrès indéfini ont besoin d’apprendre que ceux-ci colorent les objets de leur monde d’une couleur déterminée, qui ne constitue qu’un assombrissement.
Jacques Bouveresse poursuit la réflexion sur les relations entre raison et croyance religieuse qu’il a engagée dans Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance et la foi et se confronte ici aux idées de deux penseurs majeurs du xxe siècle, Bertrand Russell et Ludwig Wittgenstein, pour qui le rejet de toute religion instituée et des diverses formes d’irrationalisme n’est pas incompatible avec une compréhension de l’expérience religieuse.
Ilse Somavilla, philosophe au Brenner-Archiv (Innsbruck, Autriche), a également édité la correspondance entre Ludwig Wittgenstein et Paul Engelmann, _Lettres,
rencontres, souvenirs_ (L’Éclat, 2010).
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.


Jacques Bouveresse
Peut-on ne pas croire ? 
Sur la vérité, la croyance et la foi
Agone
Banc d'essais
2007
Présentation de l'éditeur
Tout en se disant incroyants, certains intellectuels se posent aujourd’hui en défenseurs de la religion au nom de choses comme le besoin de sacré et de transcendance, ou le fait que le lien social ne peut être, en dernière analyse, que de nature religieuse.
Mais ce que l’on observe actuellement correspond sans doute moins à un « retour du religieux » qu’à ce que Musil appelait la « nostalgie de la croyance », qu’une époque par ailleurs foncièrement incroyante a une tendance fâcheuse à confondre avec la croyance elle-même. Et ce à quoi nous sommes confrontés est en réalité bien plus une utilisation nouvelle de la religion – dans ce qu’elle peut comporter de plus traditionnel et même de plus archaïque – par le pouvoir et la politique, qu’un renouveau religieux proprement dit.
En ouvrant une brèche dans nos certitudes les plus fondamentales en matière de théorie de la connaissance et d’épistémologie, le postmodernisme a pris, consciemment ou non, le risque d’encourager les religions à s’y engouffrer, avec l’espoir de réussir à récupérer une partie de l’ascendant qu’elles ont exercé pendant longtemps sur le monde intellectuel lui-même et perdu ensuite largement au profit de la science moderne.

Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.

vendredi 6 novembre 2015

en ligne: Jacques Bouveresse, Ernest Renan : la science, la métaphysique, la religion et la question de leur avenir


Jacques Bouveresse
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »
Langage et philosophie de la connaissance
2015

Note de l’éditeur: Ce livre a pour origine une conférence donnée lors du colloque annuel de rentrée du Collège de France d'octobre 2012. Une première version, beaucoup plus courte, a été publiée sous le même titre dans Ernest Renan. La science, la religion, la République, sous la direction d'Henry Laurens (Paris, Odile Jacob, 2013). C'est la version complète et définitive qui est ici publiée.

vendredi 6 février 2015

en ligne: Jacques Bouveresse, La religion, la vérité et les raisons de croire (version définitive)


Version définitive de « Raison et religion. En quoi consiste le désaccord et peut-il être traité de façon « rationnelle » ? » in Jacques Bouveresse, À temps et à contretemps, Publications (numériques) du Collège de France, 2013 



(source: Opuscules )

jeudi 6 mars 2014

Jacques Bouveresse, Le Danseur et sa corde. Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, Gottfried Keller et les difficultés de la foi

Jacques Bouveresse
Le Danseur et sa corde
Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, Gottfried Keller et les difficultés de la foi
Banc d'essais
Agone
14 mars 2014

Présentation de l'éditeur
En écrivant ce livre, j’ai essayé de réaliser simultanément deux ambitions : celle de comprendre les raisons qui ont pu faire de Gottfried Keller un des écrivains que Wittgenstein admirait le plus, et celle de préciser ce que j’ai écrit sur les relations que ce philosophe a entretenues avec la religion. Ces deux objectifs convergent car peu de questions sont aussi présentes et aussi centrales dans l’œuvre du romancier que celle de la religion. De plus, l’espèce de « révélation » que Wittgenstein a eue lorsqu’il est entré en contact avec le texte de la version tolstoïenne de l’Évangile semble avoir marqué de fa- çon profonde sa relation avec le christianisme. Même le Tractatus comporte des formules qui ont parfois une ressemblance assez frappante avec ce que Wittgenstein avait pu lire dans l’ Abrégé de l’Évangile. Pour ce philosophe, « le penseur religieux honnête est comme un danseur de corde. Il marche, en apparence, presque uniquement sur l’air. Son sol est le plus étroit qui se puisse concevoir. Et pourtant on peut réellement marcher sur lui ».
Après Peut-on ne pas croire ? et Que faut-il faire de la religion ?, ce livre est le dernier volet d’une trilogie sur la philosophie de la religion. Pour Bouveresse, ce qui est en jeu, ce n’est pas le jugement à porter sur les dogmes, les croyances, etc., mais le regard à porter sur la foi elle-même comme attitude face à la vie. Les idées de Wittgenstein sont éclairées par leur mise en relation avec les récits et les réflexions de Keller – le plus grand romancier de langue allemande de la seconde moitié du XIXe siècle –, et par la confrontation avec Tolstoï, Nietzsche, Ibsen, et quelques autres.
Ce livre n’est issu ni de cours, ni de conférences, et c’est certainement l’un de ses plus personnels.

Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.

jeudi 14 juin 2012

écouter: Jacques Bouveresse, à propos de Peut-on ne pas croire? et de Que peut-on faire de la religion?



écouter: Jacques Bouveresse, à propos de Peut-on ne pas croire? et de Que peut-on faire de la religion?
entretien avec Michel Baudouin et Jean-Matthias Fleury au Collège de France, juin 2011
Jeudi Noir, Radio Libertaire, 14 juin 2012

(merci à L'équipe de "Jeudi Noir" pour l'info)
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voir également:

videos: Jacques Bouveresse, à la librairie Tropiques, 26 mars 2011

video: Jacques Bouveresse, Conférence/débat, autour du thème : Liberté de la pensée scientifique et laïcité
Dans le cadre du 5e édition du Salon du Livre d'Histoire des Sciences et des Techniques d’Ivry
15 novembre 2009

écouter: Jacques Bouveresse, Peut-on ne pas croire? Dans le cycle « Ma foi ! Croyances, religions, identité » radio Grenouille
8 avril 2008

vendredi 1 juillet 2011

dimanche 6 mars 2011

Agenda: Rencontre avec Jacques Bouveresse, Librairie Vents du sud, 12 Mai 2011


Dans le cadre d’Escales en librairies,  rencontre avec Jacques BOUVERESSE
Librairie Vents du sud, 7 rue du Maréchal Foch, Aix en Provence
12/05/2011 : À partir de 19h à la librairie


À l'occasion de la parution de Que peut-on faire de la religion ? dans la collection Banc d'essais aux Agone, la librairie vous invite à rencontrer son auteur, le philosophe Jacques BOUVERESSE.

Ancien élève de l'École Normale Supérieure, professeur au Collège de France (Chaire de Philosophie du Langage et de la Connaissance), depuis 1995, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance comme Le mythe de l'intériorité ; expérience, signification et langage privé chez Wittgenstein aux éditions de Minuit mais aussi sur des écrivains comme Musil et Karl Kraus dans Satire & prophétie: les voix de Karl Kraus chez Agone.

vendredi 25 février 2011

jeudi 17 février 2011

Jacques Bouveresse, Que peut-on faire de la religion ? Suivi de deux fragments inédits de Ludwig Wittgenstein présentés par Ilse Somavilla



Jacques Bouveresse
Que peut-on faire de la religion ?
Suivi de deux fragments inédits de Ludwig Wittgenstein présentés par Ilse Somavilla
Traductions par Françoise Stoneborough et Jacques Bouveresse 
AGONE
2011

Présentation de l'éditeur
« Dans le domaine des émotions, déclarait Bertrand Russell, je ne nie pas la valeur des expériences qui ont donné naissance à la religion. Mais pour parvenir à la vérité je ne peux admettre aucune autre méthode que celle de la science. » Aux yeux de Wittgenstein, au contraire, l’idéal religieux était la lumière la plus pure par laquelle nous puissions aspirer à être éclairés, et les hommes qui vivent dans la culture de la rationalité conquérante et du progrès indéfini ont besoin d’apprendre que ceux-ci colorent les objets de leur monde d’une couleur déterminée, qui ne constitue qu’un assombrissement.
Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse est l’un des principaux commentateurs français de Wittgenstein ; il poursuit la réflexion sur les relations entre raison et croyance religieuse qu’il a engagée dans Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance et la foi (Agone, 2007) et se confronte ici aux idées de deux penseurs majeurs du xxe siècle, Bertrand Russell et Ludwig Wittgenstein, pour qui le rejet de toute religion instituée et des diverses formes d’irrationalisme n’est pas incompatible avec une compréhension de l’expérience religieuse.

Ilse Somavilla, philosophe au Brenner-Archiv (Innsbruck, Autriche), a également édité la correspondance entre Ludwig Wittgenstein et Paul Engelmann, Lettres, rencontres, souvenirs (L’Éclat, 2010).
Si on compare l’idéal spirituel (l’idéal religieux) pur avec la lumière blanche, alors on peut comparer les idéaux des différentes cultures avec les lumières colorées qui sont produites lorsque la lumière pure apparaît à travers des verres colorés. Imagine-toi un homme qui depuis sa naissance vit toujours dans un espace où la lumière ne pénètre qu’à travers des vitres rouges. Celui-ci ne pourra peut-être pas s’imaginer qu’il y ait une autre lumière que la sienne (la rouge) ; il considérera la qualité rouge comme essentielle à la lumière ; et même, en un certain sens, il ne remarquera pas du tout la rougeur de la lumière qui l’environne. L’homme dans la cloche de verre rouge est l’humanité dans une culture particulière, par exemple dans la culture occidentale, qui a atteint au xviiie siècle un de ses sommets – son dernier, je crois. La lumière est l’idéal, et la lumière obscurcie l’idéal culturel. Celui-ci est considéré comme l’idéal tant que l’humanité n’est pas encore parvenue à la limite de cette culture. Mais tôt ou tard elle arrivera à cette limite, car toute culture n’est qu’une partie limitée de l’espace.
L. Wittgenstein, « L’homme dans la cloche de verre rouge »
Dans la parabole de Wittgenstein, l’idéal spirituel, considéré dans toute sa pureté, est identifié justement à l’idéal religieux et celui-ci à la lumière la plus pure par laquelle nous puissions aspirer à être éclairés. Cela permet peut-être de se faire une idée plus précise de la nature du désaccord radical qu’il y a entre lui et Russell sur la question de la religion. Russell, aux yeux de Wittgenstein, fait partie des hommes qui ne reconnaissent qu’une seule source de lumière possible, à savoir celle de leur propre culture, une culture qui s’est efforcée de conférer à la raison et à la science une sorte de monopole et qui a tendance à perdre de vue le fait qu’elle est limitée, à la fois dans le temps (il est possible qu’elle soit déjà proche de sa fin) et dans l’espace (son espace n’est justement pas l’espace ni sa lumière la lumière). Les hommes qui vivent dans des sociétés comme les nôtres, sous la cloche de verre de la rationalité conquérante et du progrès indéfini, ont encore besoin d’apprendre que ceux-ci colorent les objets de leur monde d’une couleur déterminée qui n’est pas la seule qui puisse exister et qui ne constitue qu’un assombrissement possible parmi d’autres de la vraie lumière.
   Il n’en est pas moins vrai que, si Wittgenstein qualifie de « merveilleux » le symbolisme de la religion chrétienne, il ne manifeste, en revanche, aucune tendance à défendre cette religion-là ou une autre quelconque comme constituant une voie d’accès à des vérités de l’espèce qu’on appelle « transcendante ». Comme le dit Joachim Schulte : « Nulle part Wittgenstein ne parle de la religion en termes de doctrine révélée ni de connaissance d’une réalité transcendante. Dans une conversation avec Bouwsma, Wittgenstein dit : « Si vous avez une lumière, je vous dirai : suivez-là. Il est possible qu’elle soit bonne. » Et c’est bien de cette façon qu’il considère le genre de lumière que certains réussissent à trouver dans la religion. Mais il s’agit, de toute évidence, beaucoup plus, pour lui, du genre de lumière qui nous indique une direction à suivre dans la vie que d’une lumière capable de nous révéler un univers de réalités supraterrestres et de vérités qui leur correspondent, qu’elle est à la seule à pouvoir éclairer.
J. Bouveresse, « La chaleur de la foi et la lumière de la raison »